‹ L'avenir de la philosophieChapitre 40 sur 265 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

5. IbicL, I. 37, 39; cf. /F<= Mêdilation. f). /V'° Méditation.

1. Principes, I, 3a. «... De toutes les autres choses qui sont en moi, dit-il dans la IV' Méditation, il n'y en a aucune si parfaite et si grande que je ne reconnaisse bien qu'elle pourrait être encore plus grande et plus parfaite.... Il n'y a que la volonté seule ou la seule liberté du franc arbitre que j'expérimente en moi être si grande que je ne conçois point l"idée d'aucune autre plus ample et plus étendue. Un sorte que c'est elle principalement qui me fait connaître que je porte lïmage et la ressemblance de Dieu. » A. M., p. 81.

OU fuir les choses querentendement nous propose, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous y contraigne* ». Mais la liberté est si loin de répugner à toute nécessité, qu'elle augmente et se fortifie avec la nécessité intime de l'entendement. Quand la volonté est le plus indifférente à choisir l'un ou l'autre de deux contraires, c'est le plus bas degré de la liberté -; et lorsque « la lumière de l'entendement » lui montre le vrai et le bien, il est impossible qu'elle ne soit pas déterminée ^ mais elle n'en est pas moins libre. Comme notre volonté se porte parfois à des choses qu'elle ne conçoit pas assez clairement et distinctement, et qui n'ont du bien et du vrai que l'apparence, de cette lueur trompeuse vient l'erreur et le péché': c'est toujours à une nécessité intellectuelle qu'elle obéit, et la liberté souveraine est dans la nécessité du vrai et du bien. Pour éviter le péché et l'erreur, — -pour être libre, — il faut voir clair ^; et, jusqu'à parfaite clarté, il faut suspendre son jugement. Se réserver, douter, tel est en déQnitive le pouvoir de la volonté : mais ce pouvoir, au fond, n'est-il pas proportionné lui-même à la connaissance plus ou moins nette du critérium de la vérité?

D'ailleurs pour Descartes, comme toutes choses sont sujettes à Dieu et préordonnées par lui, il était difficile de concilier la liberté de l'homme avec la toute-puissance et la prescience de Dieu : aussi bien a-t-il déclaré qu'il y renonçait, et qu'il ne faut pas douter de ce que nous apercevons intérieurement, parce que nous ne comprenons pas une autre chose que nous savons être incompréhensible de sa nature ^ Mais, dans plusieurs lettres où il répond à des questions de la princesse Elisabeth sur le libre arbitre, il laisse voir, malgré

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