‹ L'avenir de la philosophieChapitre 77 sur 265 · Syst. de la Nat., I, x · texte numérisé non relu

Syst. de la Nat., I, x

mencé, el toujours bien : c'est une vérité, déclare-t-il, qu'on

ne saurait trop répéter ' ».

Il est inutile do rapporter ici les multiples causes contingentes — dont la moins importante n'est pas l'inlluencG anglaise ~ — qui rendirent par degrés plus hardie et plus populaire la critique non seulement des idées morales, mais des institutions politiques et sociales et de l'organisation économique. On voit assez comment la nouvelle conception de l'univers devait amener une préoccupation vive de la destinée humaine et le désir de réarranger la vie conformément à la Nature ■ — c'est-à-dire à l'idée plus ou moins rationnelle et arbitraire qu'on s'en faisait. « Il se forma en Europe une classe d'hommes moins occupés encore de découvrir ou d'approfondir la vérité que de la répandre, qui... mirent leur gloire à détruire les erreurs populaires plutôt qu'à reculer les limites des connaissances humaines, manière indirecte de servir à leurs progrès, qui n'était ni la moins périlleuse ni la moins utile. En Angleterre, Collins et Bolingbroke, en France Bayle, Fontenelle, Voltaire, Montesquieu et les écoles formées par ces hommes célèbres, combattirent en faveur de la vérité, implorant tour à tour toutes les armes que l'érudition, la philosophie, l'esprit, le talent d'écrire peuvent fournir à la raison, prenant tous lestons, employant toutes les formes...;

Page 1