‹ L'avenir de la province de Québec [microforme]Chapitre 1 sur 38 · PLUS DE CONFLIT ENTRE LE MARCHAND DE BOIS ET LE COLON · texte numérisé non relu

PLUS DE CONFLIT ENTRE LE MARCHAND DE BOIS ET LE COLON

Parmi toutes les questions Wat tantes qui doivent solliciter en ce moment l'attention de tous les vrels patriotes, il n'en est pas de plus grâve triotes, dit-il, 1] n'en est pasde ‘plus grave que œile de ‘la ‘’éoloafsation. A ce wujet je \désire faire observer d'abond qu'on me saurait regarder sans inquiétude œ qui se Passe relativement à immigration. Au lieu d'attirer parmi nous des étrangers qui Constituent vrop souvent un élément peu désirable, pourquoi ne pas essayer de garder ici nos gens tout en faisant appel à une immigration entourée de outes les garanties que l'on est en droit d'exiger quand il s’agit ‘le fortifier la population d'un pays.

Nous veudons à nos colons des terres qu'il leur faut péniblement défricher. Il me «embile que-le temps est venu d'adopter une politique nouyelle.

Au colon de bonne foi (qu’il ne faut pas confond ‘e avec l'exploiteur (dégui-

‘ sé en colon) la province devrait don-

ner gratuitement la terre qu'il va défricher en l'arrosant de se: eueurs et où ii va fonder une famille.

Nous percevons chaque année depuis 20 ans, comme prix de vente des terres aux colons, une somme variant de cinquante à quatre-vingt mille piastres, Mais il nous en coûte pour percevoir cet argent, en dépenkes, aalaires et commiasi.1, au moins le tiers el souvent da moitié,

Nous pendrions donc peu de chose en donnant des terres gratuitement et nous imprimerions “une impulsion pui sante à la colonisation.

le premier devoir du gouvernement qui suctédera au régime endormi sous lequel nous vivons actuellement devrait être de passer un ordre <n con“eil faisant remise de ce qui est dû par des colons, acheteurs des terras publiques, qui ont rempli toutes les autres conditions d’établissement.

Les Etats-Uni: passent par. une cri-

se qui contribue à hous ramener quetques-uns de nos C'anadiens.

Profitons de cette circonstance pour “a attirer d'autres qui reviendront s'établir dans leur pays. Ca sera une bien meilleure action que de lahsser pénêtrer chez nous une immigration dont nous avons souvent honte,

D'un autre côté, je conflit perpétuel <ntre le marchand de bols et le coton 'evrait être réglé par une juste iloi rop flongtemps actendue qui saurait respecter le: droits acquis et. lâtiwer <n même tem le colon marcher sans entrave vers l'avenir que son patriotisme et s0n Courrge devraient lui mssurer.

Si l'on désintére:sait le marchand de bois de j'endroit où 1e colon peut et veut cul iver le sol, le colon de bonne foi serait maître chez lui, tt n'aurait affaire qu'aux pouvoirs pu

blics ; de «on côté, le marchand de bols ne serait pas injustement depouillé et le défriheur ne serait pas obilgé d'att:ndre pet ‘ant des mois et des mois pour être cœrcain que son ot <st sa propriété et qu'il ne lui sera Pas enlevé,

a coionisaticn devrait être pratt que, méthodique et raisonnée,

Le chemin de colonisation devrait précéder le colon au lieu de le sutvre, Ouvrons à celui-ci la voie au lieu de ie laisser languir et souffrir au mdieu des souches et des roches,

Groupons les colons et ne iles Jais- #0n3 pas plauter leur tente au hasard dans la forêt, I auront ainst plu: vite un clocher, une organisation, une petite patrie dans la grande.

Faisons surgir des paroisse, nouvelles et n'oublions Pas que le colefsateur est un bienfaiteu: public,

L'université du Cultivateur

Page 1