MAIS ACHETEZ DONC, DANS DEUX ANS CELA VAUURA LE DOUBLE
Et c'est à cette même vente, dans l'après-midi, que M. Turgeon sacrifia à M. John BPreakey 1,004 milles de forèts dans la région Nt-Maurice, à S105 par mille lorsque la mes limites avait été de $125, taisant ainsi perdre à la province $20,- 000 en quelques minutes,
Le même rabais se répétat A la vente de 1906. Les limites du Saultau Cochon, dont l3 prix fixé par le ét ment était Ce 5250 à fUv par mille furent sacrifiées à John
Roaly pour $155 par mille, entrainant une perte de cent pour cent pour la province. Dans le rapport du département des Terres pour 11907, M. Turgeon tente de justifier ces ventes à sacrifice en publiant un état du capital engagé dans l'exploitation des forêts concédées depuis 1897 dans la partie est de la province, M. Turgeon dit qu'il a fait préparer ce tableau avec soin. Comment, par qui, par quels moyens” 11 ne le dit Das.
Et lui qui affirmait devant la Chambre, en 1{X7, ne pas savoir à qui John Breakey avait revendu ses limites, comiuent peut-il savoir aujourd'hui tunt de choses, Où M. Turgeon mentait à la Chambre où il blague aujourd'hui. Le: hommes du métier savent d'aiileurs que la moitié des li-
rites concédées sont inexploitées et que les détenteurs font avec ce com-
merce des profits énormes qui sont perdus pour la province. Quelquesuns des acheteurs même n'ont pas à Aébourser un sou, ils n'ont qu'à donner leur billet et voilà le moyen que les ministres prennent pour favoriser leurs amis. Avant la vente, le ministre déclare et fait déclarer par son représentant que 1ds limites sont payables argent comptant le jour défaut de quoi elles sont par le gouvernement, Il ne dit pes nous accepterons des biliets," mais il déclare qu'il Ini faut de l'argent sonnant
La vente faite, ce n'est plus cela, du moment qu'il s'agit d'amis.
Le 21 juin 1905, M. John Roaley achetait à cent pour cent de réduction les limites de la rivière Sault au Cochon. J1 achetait pour J. P.
Mullarkey, John Roaley disparut done aussitôt la vente faite. Et J. P.
Mullarkey entre en scène. Mais il ne paya pas le 21 ni le 22, ni le 23 ni le 24, ni le 25, ni le 26, ni le 27
juin, il paya le 28 juin simplement, six jours donc après la vente. Et il ne paya pas argent comptant, ni sonnant, mais par un billet pour $134,616,000,
ÆEchu le jer octobre 1906, ce billet fut renouvelé pour le plein montant deux fois. Est-il payé à l'heure qu'il est. Peut-être que non, peut-être que oui,
C'est par billets aussi que M. John Breakey paya les limites qu'il achetait à 20 pour cent de réduction à la vente de 1905.
En affaires commerciales ordinaires, on exige de l'argent comptant quand l'on vend à réduction. Sous le régime Gouin l’on dit bien qu'il faud'a payer argent sonnant, mais cel c'est pour les naïfs, les gens de bonne foi. Ceux-là partis, on s'arrange facilement, L'on prend ce qui fait le mieux l'affaire des amis.