‹ L'avenir de la province de Québec [microforme]Chapitre 38 sur 38 · DE JARDIN · texte numérisé non relu

DE JARDIN

M. LAFLAMME.—Avez-vous dit à M. Turgeon que le Syndicat payerait trente cents ?

M. DE JARÏ'IN.—Je ne me rappelle pas si j'ai dit que le Syndicat Daierait trente cents, mais ce que je me rappelle très bien, dans le court espace de temps que l'hon. M. Turgeon a pu nous donner, parce qu'il Partaic immédiatement pour Montréal, je crois...

Q.—'importe,

(Le témoin consulte ses notes).

Q.—Ce qui m'intéresse, c'est la question du prix, monsieur De Jardin ?

R.—Dans mon esprit, il ny a AUCUN DOUTE que j'ai mentionné

DE

le prix de trente cents, puisque le baron de l'Ejine était venu me dire qu'il avait a:rangé pour trente cents.

L'impression que jai gardé de l'entrevue, c'est que ce prix de trente cents n'a pas êté débattu, U'est-àdire que j'ai pu mentionner le prix de trente cents, JË SUIS MEME l'ÉRSUADE que JE L'AI MEN- TH M. ‘Turgeon a pu peut-être dire : ‘ Nous verrons si ça se peut ” ou quelque chose comme cela. Je n8 suis pas certain qu'il y avait ua accord parfait sur le prix.

—4{). 11 y avait un accord embryonnaire ?

k.—l'eut-être.

Q. ! bien, dans cette hypothèse là, le fait brutal c'est que le Syndicat payait cent mille dollar: quand même R.—Cinquante CE EVIDE

Q.—11 payait *60,000 pour les terrains, à trente cent: de l’âcre,

R.—C'est évitent.

Q.—Et en déduisant les #60,000 des $100,000 il restait $40,000 ?

R.—C’ évident.

s t en divisant les ÿ40,000 par les 200,000 Aâcres, cela représentait 20 cents de l'âcre pour la caisse ?

R.—larfaitement.

cents de l'âcre,

st

Rien de tout cela ne détruit donc l'accusation contenue dans la lettre de Charneuse et le témoignage de M.

le baron de l’Epine.

(Le gouvernement l'a tellement compris qu'il n'a pas même osé proposer à la Chambre une motion basée sur les témoignages entendus par la commission royale. Et lorsque M.

Leblanc a déclaré devant la Chambre que la positiôn était la même qu'avant la nomination de la comnmussion royale, le gouvernement a fan venir le lieutenant-gouverneur à dix heures du soir pour congédier les représentants du peuple,

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