INSTRUCTION PUBLIQUE
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Pas un seul enfant sans instruction.….L'enseignemeut technique supérieur
11 va eans dire que le Conseil de d'imvruction lulilique, devrait etre uaintenu avec tous es pouvoins,
Une erreur a été commise ‘lorsqu'on a enlevé au département de Vis truction Publique la connalssamee. et la décision das questions concergänt, les écoles.
1 s'agit là d'une question adminiss.:
trative relevant du département de.
l'instruction L'ublique plutôt que di.
pouvoir judiciaire.
Les appels des décisions des commistaires aux tribunaux sont une vourc de dépenses inutiles.
Un délégué du département de f'Instruction Publique (quand le suvintemdant ne peut pas luiimême se rendre sur les lieux) devrait aller eur place, afin d'éviter des.dépensds de déplacement aux intérensés et à leurs témoins, il devrait entendre les parties, sans frais faire rapPort et le Surintendant déciderait,
Une autre erreur a aussi été commile en 1890,
12, nomination et la destitution des inspecteurs d'école ne devrait pas dépenüre «uz l'exercice d'un patronage politique souvent aveugle et arbitraire.
2 gouvernement qui se mett.ait résoiument à l'œuvre pour améliorer le sort des instituteurs et institutrices aurait bien mérité de la province, Or a fait quelque chotre dans le passé ; mais je temps est venu d'adopter ue mesure d'ensemble qui aurait une efficacité à la fois prouwpte et universelle,
11 faudrait résolument æ mettre à l'oeuvre et co-opérer avec le peuple pour répandre l'éducation populaire et lui faire donner toute sa mesure.
Le père de famille qui a la charge et la miwlon de faire instruire ses enfants, et le pouvoir public, qui a le devoir de l'abler et de le secourir dans l'accomplissement de cette oeuvre, devraient combiner leurs efforts pour qu'il n'y ait pas un seul enfant dans cette province qui n'ait reçu sa bonne part de ce qu'on a appelé avec raison ‘le pain béni de l'éducation.” IExpecreur d'école ne devraient pas dié-
l'ourquoi en outre sommes-nous si opvent obligés d'aller chercher ailleurs des jeunes gens possédant des plis nécessaires *
l'ourquoi ne pas diriger une partie notable de notre jeunesse, aussi Dieine de talents que colle des autres paya, vers cette carrière devenue plus fructueme, Il y aura toujours assez d'avocats, de médecins, de notaires.
Faisons donc un peu autre chose et ne continuons pas à aller si souvent chercher ailleurs des hommes compétents sur les questions bechniques.
Pour cela tournonsmous vers 208 Univencités. AldonsHles, encourageonsles et falsons-leur appel pour qu'elles wuiséent nous donner l'enseignement technique supérisur, dans toute sa plénitude..
N'est-ce pas que Île gouvernement qui attrait ‘ait cela—mon pas par des demi-mesures, Mais avec un coup d'aile hardi—laisserait une belle oenvre derrière lui ?
Vendons du Bois de Pulpe
« Et manufacturons-le au pays
M. le sénateur Legris—un des chefs libéraux de cebte province--s'e#t éorié dans un moment de patriotiame éclairé: “J'affirme "ns crainte d'être “ contredit que now perdons chaque “année, dans les environs d'un mi- “ijon de dollars de droits de coupe."
Où va cet argent ?
On dit : leu droits de Coupe #0 valent : Comment peuvent-ils se payer pour ies quantités énormes de bois nue des 4l0-8es compagnies enlèvent, au gujet desquelies aucun rapport n'est fait au département ? Cet état de chose doit immédiatement cesser.
11 faut encourager la fabrication et ‘e commerce du bois de pulpe: nos cultivateuns et nos colons y t-ouvent une source de revenus considéralde et nécesmiire +
Ne toléror plus cependant une pnlirique qui un véritable suièlie.
Les Etats-Unis ne Deuvent plus 1e passvr de notre bois. Is nous l'achètent À un prix trop bas et ils le manufacturent chez eux en rit de 1ous.
fl y a aux Etats-Unis pr : 600 manufactures de pulpe à-papier et de papier qui s'alimentent avec notre bois. Les ouvriers Américaïms et des Canadiens expatriés gagnent dans ces moniins des gages dépassant cinq millions par année, Pourquoi ne pas faire gagner ces cinq millionk de ga-
gs à nos Canadiens restés lai et à ceux qui nous reviendraient au lieu
de chercher de l'ouvrage [là-bas ?
L'Angleterre seule achète des Etats-Unis pour trente millions de piastres de papier par année. Pour vendre ce pagier en Angleterre les manufacturiers américains viennent chercher notre bois, ils achètent œ
neanrnrmrrenrnmtens green
bois molus cher pour se rembnr ver lu fret qu'ils paient pour le t po:ter chez eux, ile le mantufacturemt là-bne et ils l'expédient des porta américains. Puurquoi ce papier dont notre bois est la matière première ne se manufacturerait-Al pas jel ?
Ceci ne peut pas se faire tout-àcoup : rails, m:t1i, à petit, nous vendricus ‘encor pui de bois de pulpe et uns autre L°rth de ces trente mildons: æerait gagnée par oœeux qui chargeralent ici, et dans les Ports Ca nadiens, ce produit manufacturé qui sexpédie maintenant des ports amé- “icaims, l'ourquoi ne pas garder ici out cet argent que les étrangers font avec notre bols ?
Il est À ma connaissance personnel lo que des cenpitalistes anglais at tendent l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement éclairé pour établir ici sur lex bords de nos rivières de grandes usines afin de cesser de payer tribut aux manufactures américaines qui les surchargent. Ce n'est pas par des centaices de mille piastres, mais par millions et par millions que ce capital nous arriverait. Et bientôt les manuacturiers américains eUX-MÉ-?
mes seraient obligés de faire la même chose,
L'expérience n'est pas nouvelle, La province d'Ontario l'a essayée pour le bois de sclage et les moulins américaîns ont traversé iles frontières avec leurs capitaux et leurs machineries.
Dans cinq ans notre belle province serait couverte de manufactures.
Ceiïa me vaut-il pas mieux que de donner comme aujourd'hui notre ‘ droit d'ainesse pour un plat de lentilles ” ?
Sauvegardons le patrimoine national
Nous vons des loïs sages qui défendent de couper du bois de dimension trop minime sur nos terres publiques.
Ces lois veulent que nos forêts colent “xploitées mais qu'elles ne soient pas ruinées : il faut garder le petit bois pour qu'il grandisse et que la forêt redevienne ce qu’elle était dans un temps 2ormal et raisonnable, IL n’y°,9."qu'à regarder descendre le bois dahg.105 rivières pour constater le crime nHfomal qui, sous ce rapport, se cortmet, grâce à l’apathie des pouvoirs publite.
Nos commerçants de bois canadiëns, en règle générale (il y à cependant ‘de
malheureuses exceptions), comprennent *
Ja eituatinn, mais de; gens qui n’ont aucun autre intérêt en cette province que de venir y chercher, pour l'exploitation étrangère, notre pus grande richesse, ont érigé en système ce mal- Leur public. Il n'y a pas de gouvr-
nement digne de ce‘nom qui devrait tolérer cela une seule minute, Songeons à l'avenir : pensons un peu à ceux qui viendront après nous. Gardons je petit bois pour eux : il leur rendra alors le même service qu’à nous.
Arrêtons aussi sans plus tarder ‘a vente aux enchères, à vil prix, du patrimoine national, pour solder nos d6penses annuelles en mangeant noée capital, c'est-à-dire arrêtons la vente des limites à bois jusqu'à ce que les
“ besoins du commerce et l’intérêtp ublic “rendent la chose nécessaire, Depuis blusieurs années une spéculation scar.
daleuse se pratique sous ce rapport.
*’’Kos forêts augmentent de valeur tous les jours. Gardons-les tant que nous pourrons pour que ce soit la Province qui bénificie de cette augmente tion d8 valeur.
Réforme du Conseil législatif
Ouvrons-en la porte au clergé, aux
nt “
universités, au commerce, à l'agri-
culture, aux unions ouvrières
Pendant des années, le Conçeil Lé- £gislatif a été menacé dans son existence, mais les adversaires les plus acharzés de cette branche importante de notre législature, ceux-là même qui faisaient de son abolition un des principaux articles de leur programme, sont devenus aujourd'hui ses défenseurs.
Inutile de dire qu'il faut rester fidèle au principe du maintien d'une chambre haute ; male n’y a-t-il pas lieu ici à une grande amélioration ?
Que le gouvernement conserve ‘e droit de nommer un certain nombres de Conseillers Législatif, mais qu’une partie notable du Conçeil, dont l'effaætif pourrait être un peu augmenté, représente autre chose qu'un simple ordre en conseil du gouvernement d'a jour, voilà un désideratum légitime,
Sans toucher aux droits acquis ec au fur et à mesure que les circonstanes le permettront, pourquo} ne Das demander au clergé, aux universt-
tés, aux bureaux et chambres de commerce (qui remplissent déjà un rôle s important, mais dont le nombre pourrait être augmenté et le rôle agrandi) aux professions libérales, aux intérêts agricoles, aux unions ouvrières, AUX Voyageurs de commerce, aux unions des commis-marchande, etc.
de nous élire pour un terme de cinq ans, à une époque intermédiaire entre deux élections générales, des représentants pour former partie du Consell Législatif,
La porte du Conseil Législatif levrait per là être ouverte à des hommes éminents pour qui les ca'cu's parfois mesquins et dangereux des partis politiques seraient probablement secondai-
res et qui, dans tous les cas, seraient investis d’un superbe mandat.
Ce ærait, je crois, un beau tribunal législatif : véritable foyer de sécurité publique dans des moments possibles d'effervescence et de trouble ; un corps public revêtu d'une grande autorité morale et pouvant exercer une influence bienfaisaute dans les affaires de l'Etat,
“Ous aurions ainsi une des deux chambres élue par le suffrage populaire direct ; l'autre serait partiellement l'élue de la population pariant cett:
fois par ses corps constitués.
Cette dernière élection pourrait se faire dans des conditions très simples en n'entraînant pratiquement aucune dépense sérieuse,
Une législature dont on sera fier
Notre assemblée législative,c'est una nécessité de le dire, est, pour partie, eomposée de g:ns inférieurs, et c'est “une chose inouie que la législature de motre belle Province puisse tolérer qu'on lui dise publiquement à satiété qu'elle contient des députés qui vendent leurs votes,
C’est un fait public et connu qu'une <bale en règle se fait auprès de certaïus députés dans les coulisses parlewentaires ; le comité des bils privés ressemble souvent au chaos ; trop souvent il ignore des droits certains comme celui de la propriété et ce à tel point qu'on a pu dire : ‘“ La Législature de Québec est en session, vous tous qui possédez quelque chose, ayez d'œil ouvert.”
N'est-il pas temps de relever le niveau de notre légisiature, de lui renâre la position qu'elle occupait autrefois ?
Le comité des Bifs Privés, par «a mission, doit être un tribunal.
Pourquoi est-il permis à des “ coulissiers ‘’ de faire auprès des membres de ce tribumal, un travail de caba!e qu'on ne se permettrait pas à l'égard des membres de n'importe quel autre tribunal ?
Le comité des bils privés devrait être moins nombreux et choisi avec soin, ii devrait siéger sous la présidence du procureur-généra! où d'un autre membre du gouvernement, et, chaqu:
fois que, dans un bi! privé, il est question de droits acquis, le gouvernemer.t devrait prendre position et diriger ‘a chambre sous sa responsabilité,
Les projets de lois changeant la nature des testaments ne devraient être pris en considération qu'après avoir été étudiés par une commission judiciaire, disons par exemple un Conseil d'Etat.
Ceux qui ont des intérêts dans la !6- &isation privée ne devraient pas être retenus À Québec pendant des semaines et des semaines ; ils devraient être appelés quand on est prêt à les entendre, toute autre affaire devrait a'ors être suspendue jusqu'à ce que ces ci- <oyens puissent retourner chez eux.
Enfin, disons-le à l'éictorat, s’il veut qu'une grande partie du public ne se désintéresse pas trop de nos affaires Drovinciales, n'est-il] Pas nécessaire que tous les citoyens indépendante, quelque soient leurs opinions sur la politique fédérale (qui n'est pas en Cause dans Ja présente élection) +<e donnent la main Pour que notre Législature soit à Ja heuteur de sa mission et que la Province en soit fière à juste ütre ?
Fueilletez les pages de nos statuis depuis 12 ans, COMparez-les avec les statuts des autres Vous constaterez que rien ou Presque rien n'a été fait et que nous sommes <n arrière des autres.
En haut lieu on a perdu beaucoup de tMps à «e poignarder ; ici et là, dans les raugs, la médiocrité a enfanté la médiocrité. ;
‘Quel autre résu'tat pouvaîit-on attendre d'élections Sénérales ou, par deux fois, l'opinion publique a toléré qu'elles fussent de véritables Coups de jarnac plutôt que des consultations électoraieg ?
Avant le régime Parent-Gouin-Tur- £€On aurait-on jamais cru Possible :
10 Que Pendant toute une session tbe Législature se laissât coller au front sans s'émouvoir, la terrible aceu- “ation que l'Hôtel Législatif est une foire où des consciences de députés s'achètent ;
20 Que des projets de loi Dussent 16créter que le bien qui, hier, appartenait à Pierre, sera demain Ja Propriété
de Paul en vertu d'une loi de cette Province édictée par les légisiateuns
gardiens du droit civil et de la propriété.
30 Qu'un citoyen britannique usant de ses droits s'adreskera à Ja justice de son pays et qu'une loi viendra terminer ce procès Par un décret légiaiatif qui le met hors de cour,
46Qu'on put tolérer pendant cinq Minutes au conseil des ministres, la présence d’un homme accusé d'avoir soufflé à l'oreille du représentant d’an syndicat, alors en instances auprès du &ouvernement, de cette Province, pour l'achat de 250,000 acres du domaine national, que 1e prix demandé Dar le EOuvernement était trop élevé et ies conditions trop onéreuses, cam promettant ainsi les intérêts de la province que son senment d'office lui <ommandait de défendre.
50 Qu'un ministre de la Couronne Soit sorti d'une enquête Judiciaire où incidemment on lui a montré la Capoie d'une lettre foudroyante sans qu’il ait confondu l’accusateur 1 Droduisant l'originai ; qu'en l'abnce de ct original ss collègues aient jugé nécessaire et indispensable de constituer un tribunal d'enquête FA que ce tribunal n'ait pas entendu tous les témoins reconnus par lui-même Comme étant importants et nécessaires ; que toute l'affaire ait été referée sans rapport et sans expression d'opinion à la Légis'ature ; que le zou.
vernement---malgré un engagement 80lenne! qu premier ministre aw contraire----n'ait pas terminé cette enquête annoncée et obtenu lle jugement Promis, mais qu’il ait consigné tout cela au silence asns aucun souci pour Sa propre dignité ni Dour celle du ministre incriminé.
N'est-il pas temps, Messieurs, de relever le niveau de notre législature ?
LL à
La
DS
Commerce et industrie