‹ L'avenir de la scienceChapitre 15 sur 17 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

mencer, je referais ce que j'ai fait, et, pendant le peu de temps qui me reste à vivre, je continuerai. L'immortalité, c'est de travailler à une œuvre éternelle. Seloa la première idée chrétienne, qui était la vraie, ceux-là seuls ressusciteront qui ont servi au travail divin, c'est-à-dire à faire régner Dieu sur la terre. La punition des méchantes et des frivoles sera le néant. Une formidable objection se dresse ici contre nous. La science peut-elle être plus éternelle que l'humanité, dont la fin est écrite par le fait seul qu'elle a commencé? N'importe; il n'y a guère plus d'un siècle que la raison travaille avec suite au problème des choses. Elle a trouvé des merveilles, qui ont prodigieusement multiplié le pouvoir de l'homme. Que sera-ce donc dans cent mille ans? Et songez qu'aucune vérité ne se perd, qu'aucune erreur ne se fonde. Gela donne une sécurité bien grande. Nous ne craignons vraiment que la chute du ciel, et, même quand le ciel croulerait, nous nous endormirions tranquilles encore sur cette pensée : l'Être, dont nous avons été l'efflorescence passagère, a toujours existé, existera toujours.

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