‹ L'avenir du Canada [microforme]Chapitre 16 sur 76 · NOS RICHESSES FORESTIÈRES · texte numérisé non relu

NOS RICHESSES FORESTIÈRES

Par leur variété, leur richesse et leur immensité, nos forêts sont susceptibles d’une exploitation plus qu’illimitée. Nous pourrions facilement, pour ce qui regarde la qualité et la quantité, approvisionner les marchés des plus grands pays du monde, notamment ceux des Etats-Unis, de la France et de l’ Angleterre. Sur les marchés anglais, nous avons la concurrence des bois venant des pays scandinaves et de la Baltique. L'accès des marchés français et américains nous est en partie fermé par les tarifs douaniers, et ces entraves nous placent dans une position relativement désavanta-

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geuse, qui influe considérablement sur l’activité et le développe ment de notre industrie forestière, Mais sortez de la sphère colo: niale, prenez une position qui vous permette de conclure des trai. tés vous donnant libre accès aux marchés de la France et des Etats- Unis où vous avez bien moins de concurrence qu’en Angleterre, et du coup vous doublez, vous décuplez même les opérations de cette industrie,qui rapporterait alors des millions à ceux qui l’exploitent, doublerait la valeur de nos forêts ainsi que les revenus qu’en tirent nos gouvernements locaux.

NOS PÉCHERIES

Le statu quo, l’étroitesse relative du cercle dans lequel il circonscrit notre commerce d’exportation est également préjudiciable à l’exploitation de nos pêcheries. Les Américains, les Français achètent bien nos poissons ; mais pour les mettre sur les marchés de ces pays, il faut payer des droits qui enlèvent tout le profit. Force nous est de nous limiter aux marchés dont l’accès nous est plus librement ouvert ; mais comme la demande de ces marchés libres est comparativement limitée, il faut aussi limiter les opérations de cette industrie et ne tirer de la mer qu’une faible partie des produits multiples qu’elle nous offre en si grand abondance.

Faites disparaître le statu quo, entrez dans la classe des peupies indépendants, jouissant de l’avantage de pouvoir faire leurs traités de commerce à leur guise, suivant leurs besoins et de Suite ces myriades de lacs et de rivières aux eaux fraîches et limpides, ces mers sans bornes, nourrissant des poissons d’une saveur exquise, en quantité suffisante pour alimenter une partie considérable du genre humain, ces lacs, ces rivières, ces mers deviendront le champ d’une exploitation capable de faire vivre dans l’aisance et le confort une population dix fois plus considérable que celle qui se livre actuellement avec tant de labeur et si peu de profit à ce rude métier de pêcheur.

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