‹ L'avenir du Canada [microforme]Chapitre 21 sur 76 · SE PE TEA CT EE · texte numérisé non relu

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nd, il faut Les conditions financières entre le Canaaa et ses provinces e toute in- * sont toujours discutées, au point que des avantages nouveaux

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sont chaque année accordés aux petites provinces au détriment des deux grandes provinces d’Ontario et de Québec, en violation, d'après moi, des clauses essentielles du pacte fédéral, et sans aucune compensation en faveur de ces deux grandes provinces. I1 y a plus que cela : les comptes, non réglés par l’acte fédéral, entre Ontario et Québec, ont constamment soulevé des débats qui ne sont pas encore terminés. (C’est si bien le cas, qu’un

utant intéloute à cet en exister s des proles catho-

le dépend

ns de pru- arbitrage s’occupe actuellement, comme du temps que j'étais prede dissen- * muier ministre, de régler ces difficultés financières. Et le gouverette cause * nement d’Ontario, qui est entre les mains d’hommes intelligents a rendant à #t pratiques, voudrait faire reconsidérer des questions qui, à pre- ; mière vue, paraissent avoir été réglées par la sentence arbitrale de de l’édu- M 1570.

es conflits |! L'on voit que tout est à recommezcer et le jour n’est pas éloi- 1S ne pou- | yné, s’il n’est point arrivé, où des conflits interprovinciaux amènequiaété à ront des difficultés insolubles, si nous ne faisons des changements rotestants id constitutionnels de premier ordre. s évêques à Des amendements à la constitution fédérale s'imposent donc e désaveu à et deviennent urgents, si l’on veut maintenir la paix et l’harmonie é entre le * dans ce pays ; et comme ces amendements, nécessités par les ciren Angle- M (onstances, ne touchent pas seulement à la forme, mais touchent que notre M Surtont au fond du pacte fédéral, nous devons changer celui-ci les, puis- ! d'une manière essentielle et organique. n suivan- Pouvons-nous faire ces changements avec le statu quo ? Je ne ce sujet, le crois pas. Tout étant à refaire, il vaut mieux recommencer à nique du neuf, en changeant notre allégeance et en brisant le lien colonial. Pour satisfaire tous les intérêts mis en danger dans le pacte rement ; fédéral, sur des sujets qui échappent aux pouvoirs du parlement s doivent canadien, il nous faudrait retourner en Angleterre et redemander t fédéral * à la métropole une constitution plus sage, plus juste et plus comhements M plète.

les légis- Il vaut mieux régler ces graves difficultés nous-mêmes, car ice. nous les comprenons bien mieux qu’on ne les comprendrait en mbre des M Angleterre. Je suis convaincu qu’une tentative faite en Angleterre la néces- 4 dans le but d'améliorer notre situation sous ces différents rapports, gitimes, M serait infructueuse et nous mettrait plus mal que nous ne le som-

uent pas M mes aujourd’hui.

De là la nécessité de prendre nos affaires en mains, d’une manière souveraine, en brisant le lien colonial, pour régler nos

difficultés nationales, en nous donnant une nouvelle constitution, suffisamment claire et libérale pour faire disparaître tous les conflits religieux, nationaux et financiers, et rendre égale justice à

tous.

Les Canadiens doivent aujourd’hui être en état de se gouver-

ner eux-mêmes, ou ils ne le seront jamais. Si tel est le cas, qu’ils se donnent, sans l’intervention d’un pouvoir européen, la consti: tution qu’il leur faut pour assurer leur prospérité et garantir les droits de chacun.

Pour arriver à ce but, il faut changer le statu quo et briser le

lien colonial.

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