RELATIONS DIPLOMATIQUES
Dans l’état de colonie, tout est limité : affaires matérielles, affaires de commerce et même, disons-le, affaires intellectuelles. Si bien que nous sommes, en quelque sorte, en dehors du monde, puisque nous ne pouvons y pénétrer, du moins sous plus d’un rapport, qu'avec le consentement de la métropole. Quand nous y arrivons, c’est par accident, tolérés plutôt qu'autorisés.
Avec l'indépendance, nous aurions des agents, des consuls où peut-être des ambassadeurs, qui nous mettraient en communication avec le monde entier, nous feraient connaître la nature du commerce que nous pourrions faire avec avantage dans les diftérents pays où ils seraient envoyés. Non-seulement ils prépareraient, avec connaissance de cause et après discussion pratique et intelligente, les traités que nous pourrions conclure ; mais encore ils nous indiqueraient le genre de commerce que nous pourrions faire et favoriseraient par ce moyen la vente de nos produits agricoles et manufacturiers de manière à les répandre dans le monde entier à des conditions avantageuses. Au lieu de dépendre d’une métropole intéressée à limiter notre commerce et l’expansion de nos affaires, au point de vue exclusif de ses intérêts, nous pourrions pénétrer, sans autre obstacles que ceux de ia diplomatie, sur les marchés du monde entier. C'est-à-dire que nous vendrions nos produits naturels ou industriels dans les meilleures conditions possibles et qui au lieu de nous taxer pour maintenir des conditions économiques ruineuses, nous trouverions dans cet état de choses nouveau des rénumérations, au point de vue financier, qui donneraient la richesse et la prospérité à nos cultivateurs et à nos industriels. La valeur de nos produits augmentant pur la force de cetétat de choses, celle de nos propriétés foncières subirait le même sort, Nous ne verrions plus, alors, le triste spectable que vient de nous présenter, à notre honte, le Parlemant du Canada, au sujet du récent traité de commerce fait avec la France. Ce