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DIEUX DES ÉLÉMENTS ET DES CITÉS

soleil (Babbar, Samas), la lune(Sin, Inzou)', la pluie et l'orage (Hadad), le feu (Gibil), l'étoile du soir et dinnalijï (Inanna-Anounit), les agents de la culture et les protecteurs de la glèbe (Ncrgal, Ninib), le sol prinbiinicr (Doumouzi, Tammouz), l'humus imbibé de Teau fécondante (Damkina), le champ où lèvent les moissons (Esharra), la motte qui reverdit après les rigueurs de l'hiver (Ishtar), voilà autant de dieux distincts que k'? Ghaldéens adorent.

Et ces dieux des éléments sont aussi des < lieux locaux. Samas est le dieu de Sipparct de Larsa, \nminit la déesse d'Agané ; Nippour appartient à Bel, lUhylone à Mardouk-, Borsippa à Nebo, Kouta àXergal, Uur à Sin, Sirpoula (Tello) à Ninib (Nin-gir-sou) ', Otirouk à Anou, Eridou à Ea. Chez les Araméens, surtout cUpz

la nourriture et les eaux de vie. L'homme ne peut en mni^^rr. Ce serait, pourlui, quitter sa condition. » Dhorme, p. XXXIIl.

* Chez les Babyloniens cultivateurs, le soleil prendra le principal rôle : il réglera lecomputdes temps sacrés (voir in/i7fl ; cho/ les Arab3s nomades, qui voyagent de nuit, la lune tient Ifl [diioi du soleil [Nielsen : Die allarabiscke Mondrelxgxon und die ffUiiiftht:hi^ Veberlieferung. Strasbourg, 1904] ; chez les peuple h nnuins d'Eridou, c'est l'eau qui est le principe des choses (A|i^f»ii ni Tiamat; Ea).

* La légende locale de Babylonc racontait pcut-ôtro qm^ W pJiyiï avait été purgé d'un monstre affreux par Mardouk [cf. le inyUri* de Bel et du lion-dragon. Lagrange. op. laïuL, 335J.

^ « Ninib est le dieu de la chasse et des combats. On lanj^LOlt* encore le messager des dieux. Selon Jenscn, il. représenlï*it spi)cialement le soleil qui apparaît à Torient. Son rôle, au nutmrfit du déluge, est d'exciter l'attaque des dieux contre lemdiTMi.^.. fei compagne est Goula », qui est identique à Bau, fille d Aiimu 4. l à Za-ma-ma [Dhorme, op. laud., p. XXVII-XXVIIi].

70 LES RELIGIONS SEMITIQUES

lus Arabes et les Cananéens, le culte du dieu local, nKiîLie et seigneur de l'endroit qu'il habite, a pgutôtrc une importance plus grande encore que chez les Ciiaidéens. C'est parce qu'ils ont, de ce point de vue, Cil visage leurs dieux, qu'ils les ont appelés baalim : baal est un nom commun qui exprime la domination réoUo d'un seigneur sur sa terre, et partant sur ses vassaux et ses vilains. Chaque cité a son baal^ qu'on ilésigiie ou par le nom de la cité, ou par le nom partiruli< r du baal : mais, le plus souvent, ce dernier est ïiicoiiriu **

Le (lieu sémitique apparaît donc, à la fois, comme un patron local et comme un dieu des éléments. Comment concevoir le rapport de ces deux traits qui caractérisent sa physionomie? Chaque cité, sans douU\ adorait divers dieux, fonctions des divers phénomènes qui intéressaient directement sa vie. Cette mullil ude de dieux '^, multipliée encore par la diversité des noms qu'ils recevaient çà et là, s'organisa de deux liiiïômntes manières, sous l'influence de faits qu'on ij^morc : à l'intérieur de chaque cité, un dieu monta au premier rang et s'encadra, assez généralement, de deux auLies, en sorte que les triades divines paraissent avoir

* Ln^'rnnge, 83, sq. Voir supra p. 31 ; 40 ; 45 ;...

' Vi-ift le IX» siècle avant notre ère, on comjiiait soixante-cinq rnilU^ ^^raiids dieux du ciel et de la terre [Maspéro, I, 636]. Les Igigi h\n\\ 1 i'itsc;mbledes esprits bienfaisants, lesAnounnakis sont les ijii^ux f|oi^ aux enfers, jugent les morts et fixent les desUnées, sur ÎL'rre piinissent les hommes. Il y a toute une classe de dieux messagers, Gaga, Ihnbral, Pap soukal, Namtarou,... [Dhorme, XXX].

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