LA ROYAUTÉ JUIVE
lui succède ^ qui transforme les tribus en un royaume organisé : aidé de Joab, il enlève aux Jébuséens
Iruction de Jérusalem par Nabouchodorosor. — Les deux premiers livres (= le livre de Samuel) sont, ce semble, une compilation de deux histoires parallèles, rédigées, Tune dans le royaume de Juda (J), l'autre dans le royaume d'Ephraïm (E), au cours du vin® siècle; elle a sans doute été retouchée par un élève des prophètes au vn» ou au vin» siècle. Les deux derniers livres sont certainement une compilation de plusieurs documents dont les principaux sont : a) les Actes de Salomon ; h) les Annales iVls^ raël; c) les Annales de Juda; la compilation date de la fin du VII» siècle; elle a été prolongée et retouchée au temps de l'exil.
Une source secondaire est fournie par les deux livres des Chroniques (ou des l'aralipomènes), qui racontent l'histoire d'Israël depuis Adam jusqu'à l'édit de Gyrus, 538. Ces deux livres ont été compilés au cours du v», du iv» ou du iii» siècle ; sans doute le livre d'Esdras-Néhémie ne formait-il avec les Chroniques qu'un seul et même livre. L'auteur, quel qu'il soit, envisage surtout la Loi comme un code de prescriptions rituelles; son esprit est strictement sacerdotal. 11 ne s'intéresse qu'au royaume de Juda et particulièrement à la maison de David. 11 veut manifestement raffermir la restauration d'Israël en montrant l'identité de l'Église postéxilienne avec l'Israël d'autrefois. [Son édition du livre des Hois semble avoir été divisée en sections, désignées chacune par le nom d'un prophète.] Sur ses sources, cf. Gautier, If, 314. Au fond, les Chroniques se rattachent à la littérature des midrasch.
Sur les Prophètes, indépendamment des ouvrages généraux cités si/pi^a p. 184. n., cf. Reuss : Les Prophètes, 1876 ; Bruslon : Histoire critique de la littérature prophétique, 1881 ; Robertson Smith : The prophets of Israël and their place in hislory to Ihe eiqht ce7itury, iS^2; Maignan : Les Prophètes, 1893; Gornill : Der israelitische Prophetismus,^^ éd., 1896; Kraetzschmar : Prophet und Seher im alten Israël. Tûbingen, 1901 ; Kitlel : Profelie und Weissagunçj, 1899 ; Wildebœr : lahvedienst und Volksreligion in Israël. Friburg, 1899; Davidson : Old Testament prophecy. Edinburgh, 1904; Kirkpatrik : The doctrine ofthe Prophets, S^éd., 1901 ; Réville : Le prophétisme liébreux, 1906; et Annales de philosophie chrétienne, mai 1906.
Uru-Salim, leur place forte, il s'y établit, il en lait la capitale de sqp État e* se tourne contre les Philistins qu'inquiète la monarchie rivale; il les écrase, ainsi que les Moabites. Les Ammonites mutilent ses ambassadeurs ; il court à eux, et, malgré le secours qu^ils rencontrent auprès des Syriens et des Iduméens, après une guerre longue et acharnée, il brise complètement leur puissance : ses voisins deviennent ses tributaires. C'est le rôle de Salomon* d'ajouter à la force de ce royaume le prestige de la richesse et l'éclat des constructions fastueuses. Il élève à lahvé, après sept années de travaux, le Temple que David n'avait pu construire et dont le luxe devient légendaire. Il transforme Jérusalem, bâtit ou relève Hasor, Mageddo, Gazer, Palmyre, ouvre sur la mer Rouge le port d'Asiongaber d'où partent les flottes pour Ophir^, tandis qu'il protège les caravanes qui relient son royaume à Tyr et à l'Euphrate. Il fait entrer Israël dans le cercle des nations civilisées. Par malheur, à sa mort ^, la prospérité d'Israël décHne. L'égalité des conditions, la simplicité primitive des mœurs disparaissent*. Grisé
* Arabie du sud ou Inde.
* C'est à ce moment qu'il convient d'envisager la révolution qu'a entraînée pour les Bené- Israël leur établissement à Canaan. Ils habitent un terrlloire d'environ 16.000 kq; la population totale est sans doute un peu inférieure à un million (d'après Buhl) : l'usage de l'argent est connu depuis les temps les plus anciens, bien que la monnaie soit postérieure à la captivité. — 1. La vie sédentaire et agricole se substitue à la vie