LES PSAUMES 2S
contre rinsolence des riches S ils recoiiimanduti Lspt-cialement le travail, que prêchent dâja, h leur manière, l'abeille et la fourmi. Les P7'overbes invitciiL 1 Iiunime à travailler à sa sanctification plutôt t[ua poursuivre la richesse. Le devoir partout est pivvu cians ue livre, non plus en général, mais dans les circonstances concrètes où il se présente le plus souvent; on y trouve tout un code de morale familiale ; on y relève déjà les grandes lignes de la casuistique judéo-clirélicnne. « Avant l'arrivée de (Salomon), dit IcTalmud, la Thorah ressemblait à un seau plein d'eau vive, Tiiais qui, faute de corde, restait au fond de la cilenie- Vint Sulomon y attacher des cordes; afin que lout le monde fut à même d'attirer à lui cette eau de source et de s en désaltérer. »
On peut dire « qu'un soufïle de pieté, do conHunce en Dieu et de soumission à sa voIoEitt.': anime tout l'ensemble » des Proverbes; mais ce n est pas là ce qui frappe d'abord et le plus souvenl; la murale des Proverbes a plus de précision que d'élévation ; elle se recommande autant de rexpérience «*t du bon sous que de la crainte et de Tamour de Dieu, Ce netit pas dans les Proverbes, c'est dans les Pmiune^i que 1 un sent palpiter l'âme religieuse d'Israël* Les livres elïrétiens mis à part, peut-être n'y a-i^-il pas dau^ luule la littérature humaine de livre plus parement et plus
intimement religieux que les Psaumes : ce n'est pas que, par endroits, certains sentiments n'apparaissent que réprouvera Jésus; c'est que jamais peut-être riiomme h a plus distinctement senti ni plus douloureusement clamé sa détresse et son néants
* Les Psaumes et Job reflètent clairement la troisième époque [\oïv supra p. 196, n. 1 et p. 221 n. 1] de l'histoire de l'idée de Dieu en Israël : elle a commencé avec Jérémie. Le Dieu Unique de Moïse, le Dieu Saint des Prophètes apparaît maintenant comme le Dieu des consciences individuelles : l'idée de Dieu envahit le fond des âmes. Pourquoi Israël a-t-il été rejeté ; pourquoi les nations n'adorent-elles pas lahvé ; pourquoi la souffrance ; pourquoi le mal, voilà les problèmes qui occupent le psalmiste.
Le livide des Psaumes s'appelle en hébreu. Sepher Te/itZ/tm, c'està-dire le livre des louanges : le mot psaume est la transcription latine du grec d/aX[xo; qui signifie chanl exécuté sui' un instrument à cordes [en hébreu, mizmor]: la dénomination grecque du livre s'explique parce que beaucoup de tehillim sont des mizjnorim. Le livre des Psaumes est une collection de poèmes religieux d'origine diverse, faite en vue des usages liturgiques ; d'où, beaucoup de retouches du texte primitif [par exemple, on remplace souvent le nom sacré de lahvé par le nom d'Elohim]. Ces poèmes sont au nombre de 150 [les Septante, en cinq endroits, coupent les cantiques autrement que les Massorêtes : ainsi le ps. 9 des Septante = les ps. 9 et 10 des Massorêtes] ; ils sont divisés en cinq livres [1-41; 42-72; 73-89; 90-106; 107-150] que séparent des doxologies [type, 41, 14 : Béni soit l'Eternel, le Dieu d'Israël, de siècle en siècle! amen! amen!] Les psaumes sont en général accompagnés de suscriptions, assez anciennes, mais de teneur assez variable [le texte hébreu diffère souvent du texte grec] : elles indiquent le personnage à qui le psaume est attribué, dans quelles circonstances il a écrit, la nature du poème, l'exécution musicale, la mélodie.
Il est prouvé, malheureusement, que ces suscriptions n'ont pas grande valeur : si elles attribuent à David 73 psaumes, 1 à MoKse [90], 2 à Salomon, 12 à Asaph le voyant (un contemporain de David), 2 à Hôman et à Ethan (lévites contemporains de David), 11 aux fils de Koré (chantres contemporains de David), les autres au « directeur des chantres «, les savants modernes
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