‹ L'avenir du christianisme: Le passé chrétien; vie et penséeChapitre 85 sur 102 · LA MORALE DES PROVERBES · texte numérisé non relu

LA MORALE DES PROVERBES

utiliser un vieux livre égyptien, le traité moral de Phtah- Hotpou : ici et là, les mêmes thèmes reviennent, présentés de manière assez analogue^ ; ici et là, par exemple, on montre ^comment l'obéissance est un bienfait et pour celui qui la donne, et pour celui qui la reçoit. Mais on voit mieux encore que le but du poème est d'exalter la sagesse et de îa fonder sur la crainte de rÉternel : cette idée s'épanouit au chapitre viii.

Hommes, c'est à vous que je crie !

et ma voix s'adresse aux enfants des hommes !...

Ecoutez! j'ai des choses magnifiques à dire,

et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner le bien.

Car ma bouche proclame la vérité

et mes lèvres ont l'iniquité en horreur...

Préférez mes enseignements à l'argent,

et la science à l'or le plus pur.

Car la sagesse vaut mieux que les perles,

et les objets les plus précieux ne l'égalent pas.

Moi, la sagesse, j'habite avec la prudence

et je possède la science des sages résolutions.

La crainte de lahvé, c'est la haine du mal.

L'arrogance et l'orgueil, la voie du mal

et la bouche perverse, voilà ce que je hais !...

Par moi les rois régnent

et les princes ordonnent ce qui est juste !...

lahvé m'a possédée au commencement de ses voies,

avant ses œuvres les plus anciennes.

J'ai été fondée dans l'éternité,

t Gunkel insiste là-dessus, op. laïuL^ 25-27. II y avait, semblet-il, en Egypte et en Arabie [I Rois, 5, 10 ; Jer., 49, 7 ; Bar., 3, 22] et un peu partout, une littérature gnomique où la reine de Saba jouait un rôle. Cf. la note précédente et supra p. 48-49. note.

tïîl'* LA BELIGION JUIVE

fii'.^ l*' rummencemcnt, avant l'origine de la terre.

Il ny ii\.iit point d'abîmes quand je fus formée,

pfiinl i\r sources chargées d'eaux...

[\i n>*iMili liant, mes fils, écoutez-moi :

ll(*Mn'i>N rvMx qui gardent mes voies!...

iU-\u'\ tjiii nie trouve a trouvé la vie,

(*t jf oIjI il [il la faveur de lahvé.

^|jii>- i ihjî qui m'offense blesse son âme,

lim^ <rii\ qui me haïssent aiment la mort !

Ij\ rîn>rale des Proverbes s'inspire des principes |Ni>rs|fj!i ](;s Prophètes pour en déduire toute une suite (11' nm^» ils pratiques. Les prescriptions purement relitrlf'tiï^'^iî "|iti sont mêlées, dans laThorah, d'ordonnances lôL^iih^s ri. pénales se dégagent et se développent : au lii u (lu ilrsir de posséder, de dominer et de jouir, — u\('A \W Ittutes les nations voisines, — les Proverbes rluiuh'iil la vertu de la pauvreté*; au lieu de cette jus- (it r sli'irlc et Iroide qui aboutit à la loi du talion, com- I m K ir ail \ nations et aux Juifs, ils chantent la modération ^ rt |ji ilKfc rite ^. Ils déclarent que la soumission du cœur à la vEilnnl)"* de Dieu estplus belle que tous les sacrifices*; ils lil.inîrnt l'orgueiP autant que la colère* et Timpuri tô^ ; ils prennent la défense des pauvres, protestent

^ te. Mi.

' 14 ïl' 15,1, 4... ; 16,24.

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