NÉANT DE L HOMME
ils sont comme le lion féroce qui rugit.
Me voilà tel que l'eau qui s'écoule ; tous mes os sont disloqués ; mon cœur, comme s'il était de cire, se fond au milieu de mes entrailles.
Mon palais se dessèche comme un tesson d'argile, ma langue s'attache à mon palais... ! [22].
Et,*de sa misère, Israël accuse ses ennemis : avec quel emportement ne les maudit-il pas! de quel cœur ne souhaitc-t-il pas que lahvé les écrase !
lahvé, sois l'adversaire de mes adversaires !
combats ceux qui me combattent !
prends le bouclier et l'écu,
et sus, à mon aide !
Qu'ils soient honteux et confus,
ceux qui en veulent à ma vie !
Qu'ils soient pourchassés et couverts d'ignominie,
ceux qui méritent ma perte !
Qu'ils soient comme le. fétu emporté par le vent, et que l'ange de lahvé les repousse !
Que leur chemin soit ténébreux et glissant,
et que l'ange de lahvé les poursuive ! [35].
Mais Israël ne s'en prend pas seulement à ses ennemis, Israël s'en pr^nd aussi à soi-même ; c'est pour ses péchés qu'il souffre ; il reconnaît la grandeur de ses crimes et la justice du châtiment ^
* Le psalmlste conçoit que Dieu modèle son attitude sur l'attitude de l'homme [18, 25-26; 26, 8-10:].
... Mes iniquités dépassent ma tète
c'est un poids énorme que je ne puis supporter.
Mes plaies sont fétides par suite de ma folie, et mes proches se tiennent à l'écart.
Je suis brisé, écrasé à l'extrême ; chaque jour je vais, en proie à la tristesse.
Car le feu court dans mes reins
et rien n'est sain dans ma chair....
mon cœur palpite, je n'ai plus de force, 5-li].
la lumière même, non, elle ne brille plus à mes yeux [38,
Enfin, lahvé « tait éclater ses miséricordes » [17.] ; il envoie le salut à qui criait sa misère. La reconnaissance remplit maintenant le cœur du poète : la voici qui s'épanche en hymnes de louange.
Je bénirai lahvé en tout temps, toujours mes lèvres diront sa louange.
Je me féliciterai en lahvé, les humbles le sauront et seront en joie.
Chantez avec moi les grandeurs de lahvé,
exaltons son nom ensemble !
« J*ai cherché lahvé et il m'a exaucé,
il m'a délivré de toutes mes terreurs! [34, l-o]
£t tantôt c'est son infinie grandeur, et tantôt c'est sa justice ' et sa bonté ^ que chante le psalmiste.
* 12, 5; 34, 16-18; 82 (l'usure condamnée, 15, 5); 5; 73, 16-20.
GRANDEUR DE DIEU SIflft
lah, notre maître, qu'admirable
est ton nom dans le monde entier,
toi dont la puissance s'étend daos les cieux !.,,
Quand je vois tes cieux,
ouvrages de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu as fixées!...
Qu'est-ce qu'un mortel pour que tu t'en souvicnnciis,
et le fils de l'homme pour que tu en prennes si^în î...
lahvé, notre maître, qu'admirable est ton nom dans le iponde entier! [8] [Cf. aussi 65],
Espère en lahvé et fais le bien,
habite la terre et garde avec joie la fîdélîtrî l
Attache-toi avec délices à lahvé
et il exaucera les délices de ton cœur !