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I. Qiestions conle upordiiies^ p

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d'Oxford^ avec ses millions de revenus^ ses collèijes splendideSy ses riches traitements^ ses fellows paresseux, »

Cette question d'émoluments, de rétribution qui ne constitue pas une objection sérieuse à l'amélioration de notre système d'éducaticn secondaire, n'est même plus une objection du tout, lorsqu'il s'ayit de la création de chaires de science et de littérature dans notre université.

On sait que ce qui est dispendieux durant la vie universitaire, ce n'est pas le prix des cours, mais les frais de pension, les dépenses nécessitées par le séjour à la ville, etc. Un étudiant en droit ou en médecine qui devra débourser deux ou trois cents dollars, par année, pour sa pension et ses inscriptions, ne paiera-t-il pas avec plaisir, au moins lorsqu'il aura acquis le yoût de l'étude, vincjt ou vingt-cinq dollars de plus, pour avoir le droit de suivre quatre ou cinq cours supplémentaires ; littérature française et étrangère, économie politique, histoire, beaux-arls, etc., etc., professés par des hommes ayant une situation dans le monde des sciences et des lettres ? Le youvernement de notre provnice serait-il bien appauvri d'accorder à nos universités une subvention annuelle d'une trentaine de mille dollars, pour constituer des traitements fh^es à

un certain nombre de docteurs ès-sciences et ès-lettres se consacrant exclusivement à la carrière du professorat ?

Notre sénat provincial (conseil législatif) coûte annuellement, à la province de Québec, cinquante mille dollars environ. Quand cette institution, dont tout le monde reconnaît et proclame la ridicule inutilité, aura élé abolie, ne pourra-t-on pas, par exemple, affecter cette somme aux subventions universitaires?

Nos magistrats reçoivent un traitement magnifique (1), tripîe ou quadruple de celui que reçoivent en France les mêmes hauts fonclionnaires, et la différence est encore plus grande si Ton tient compte de la cherté relative de la vie dans les deux pays. Il me semble qu'on ne devrait pas hésiter à faire quelque chose en faveur des universités; car il n'est pas moins important pour un pays d'assurer à la jeunesse studieuse les moyens de tirer parti de ses talents et de ses aptitudes que de veiller au bon f(>nclionnement de la justice.

« L'Etat, dit M. AHred Feuillée (•^), ne devra pas- méconnaître cette néressité et ce

1. Lo tr;iil«^!ncnl d'un ju«je (.Viine cour de preinièro in^l.'Micc en Frann^ «'sf do !>/|o<> i*^ '<► <'"> IVanrs, celui d'un juijc dr l.i (!bur d'appel t'<l de j.')^.) à i3.7,-',i) IVancs, celui d'un conseiller à la (In.ir d.* cassalion de iS.()r>o francs.

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