Lors du procès de Louis Riel
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sieurs milliers dans le Nord-Ouest,ils sont habitués au climat de cette partie du Dominion et par conséquent plus en état que les émigrants d'en supporter les rigueurs.
Ils ont conservé la langue française. Donnons leur la facilité de s’instruire, appelons leurs fils dans nos collèges ; qu’ils aient parmi eux des prêtres, des médecins, des instituteurs, et bientôt nous pourrons considérer comme rétablies nos attaches de race. Ils se méêleront, avec le temps, à notre population, lui apportant peut-être un élément nouveau de force et de vigueur, et ils contribueront, eux aussi, à l'œuvre de la civilisation française en Amérique.
Avec eux se perpétuera sur ce continent le
sanq des anciens maîtres de la forêt, l’âme d’un passé évanoui,