SO
col
Can Am
ave(
des
de
fines E
d'un
nent auxs’af-
it un ption C1VIhe de iqion des raduitranselles , Tous raits :
ie par fancette Jreuvé la disise cet ibles, ui lui » font STI LUE ms du vez-le
de ce gracieux ramage d'oiseau que sait tirer de notre langue la mère française, et il me semble que vous lui aurez enlevé une partie du soleil auquel il a droit, Terreurs puériles, évocations fantastiques, prières tendres, caresses naïves, rêves généreux et héroïques : tels sont les premiers éléments dans lesquels naît et se développe l'imagination d’un enfant de notre race, les premières sources où il puise son idéal,
Qui de nous, étant enfant, n’a pas rêvé d'être un jour, un chevalier sans peur et sans reproche, comme Bayard, un conquérant comme Napoléon, un héros du sacrifice comme Dollard Desormeaux? qui ne s’est pas vu un instant missionnaire, conquérant au ciel des peuplades égarées, comme de Brébœuf et Lallemand, et comme eux martyr de ia foi?
quel enfant de la génération actuelle n’a pas songé, un jour, à devenir un apôtre de la colonisation, comme Mgr Labelle? Les enfants canadiens-français sont peut-être les seuls en Amérique qui grandissent sans être familiers avec les noms des Vanderbilt, des Astor ou des Gould, sans être remplis d’un sentiment de profond respect pour les juifs de la linance,
Et notre histoire glorieuse, noble épopée d'une yrande race, que deviendrait-elle, si la
langue dans laquelle elle a été écrite dispa-
‘aissait en Amérique? Que resterait-il de la : généreuse pensée qui nous a donné lêtre, du , | sang qui a été versé pour nous assurer un : | pays? Une page ignorée dans Fhistoire de ; France relaterait les progrès des établisse- : ments français au Canada, pendant les xvre et cl xvure siècles, la prise de Québec, les der- ". | nières paroles de Montcalm. Quelques phrases le incidentes dans l’histoire de Amérique rap- Hs pelleraient le souvenir de nos ancêtres; et tout disparaîtrait dans léternel silence de l'oubli. Silence criminel ; car il importe au | bien-être des nations que la mémoire de toutes ne | les grandes actions vive et se perpétue. de La race anglaise a joué et jouera encore un rôle proéminent dans le monde, Vaincus, nous estimons nos vainqueurs; mais nous ne devons et aucun culte à leurs héros, nous ne pouvons lib
leur rendre que celui que l’humanité, en général, rend à ceux qui l’ont honorée. Fils andglicisés ou américanisés d’ancètres français, il I nous serait interdit, lors des fêtes nationales, FE lors des commémorations qui réveillent tout ce qu'il y a de patriotisme latent au cœur des sa habitants d’un même pays, lors de ces grandes Le revues des gloires du passé par lesquelles bide s’affirme une race, il nous serait interdit de chanter nous aussi, de prendre part à ces
de |
(air
RON PAR EPL a: LEE ne
AIS dispade la re, du ‘er un re de blissex vie el s derphrases 1e raptres; el nce de orte au le toutes ie.
acore un us, NOUS e devons pouvons en qéné- Is anqliinçais, 1 tionales, lent tout -œur des s grandes esquelles terdit de rt à Ces
manifestations, d’en partager l’enthousiasme. L'adjectif possessif « notre, nos » — le plus noble des adjectifs, car il indique l'union et la solidarité — ne nous serait pas permis dans ces circonstances. Nous ne pourrions que chanter ridiculement des rôles de comparses, comme dans ces chœurs d’opéras où les paroles sont noyées dans la musique et où la substitution d’un mot à un autre ne brise pas l'unisson. Pendant que le principal personnage, l’homme de race anglo-saxonne clamerait :
Et ces héras sont mes aïeux (1)!
nous répéterions, au second plan, avec un enthousiasme de commande :
Et ces héros sont ses aïeux!
L'’abandon de notre langue, ce serait une rupture absolue avec le passé; car nous ne céderions pas à la force; nous sommes libres. Nous ne pourrions plus nous réclamer de la patrie française que nous aurions volontarement reniée.
Le Français d'Amérique qui a adopté une autre langue et quireste naturellement étranger à tous les souvenirs qu’elle comporte, ne pourra Jamais être qu’un homme pratique, sans idéal, Déjà un petit nombre des nôtres, cédant, admettons-le, à un concours de cir-
1, Chœur du 2e acte des « Cloches de Corneville. »
constances fatales, ont abandonné notre naticnalité, sans désir de s’y rattacher plus tard; la plupart ont fait fortune ou sont en train de faire fortune, leur ambition ne va pas au-delà, Ce passage, cette transition d’une langue à une autre dans une famille, transition qui jette entre les parents et les enfants comme un mur de froideur, marque lavènement de générations nouvelles qui n’auront plus rien de commun avec celles qui s'éteignent. Les parents émigrés à un certain âge n’apprennent jamais bien une langue étrangère, les enfants au contraire apprennent plus facilement celle de leurs compagnons de jeux et de leurs camarades d'écoles que celle que l’on parle à la maison. J’ai vu, aux Etats-Unis, une famille canadienne dans ce cas, les enfants parlaient l'anglais, les parents n’avaient pu l’apprendre, et le spectacle que présentaient leurs relations intimes avait quelque chose de pénible. Les circonstances avaient été favorables; les parents, dont la fortune augmentait rapidement, voyalent avec un sourire de contentement leurs fils bien mis, actifs, de bonne mune, appelés, pensaient-ils, à un avenir prospère. Ces derniers étaient froids, compassés, pratiques et brusques. Il n’y avait plus entre les âmes cette communion que seule peut créer la langue maternelle. Cette atmosphère chaude,
dl
qu ils et :
obs not
qui N ser des lent beat
leur clerc et le nul « tera
écol
AIS
natictard; ain de i-delà.
nque à on qui comme ent de us rien nt. Les rennent enfants nt celle le leurs | parle à famille sarlaient rendre, g relapénible.
bles ; les rapideontentene nuné, prospère:
s, pratr ntre les créer la chaude,
vx : rt
sympathique entre toutes
dienne n’existait plus, hui ps tel détaché de âme de ceux qui Baht quelque chose qui avait appartenu ti ancêtres et que rien ne remplacerait, M
Les Canadiens-Français, lors de la cor quête, en 1760, étaient au nombre de 6x ae ils sont aujourd’hui deux millions, au Canada et aux Etats-Unis. Si nous triomphons des obstacies qui s’opposent à son expansion notre langue sera parlée dans un siècle ar quinze millions de personnes. - Nos frères des Etats-Unis ne peuvent con server la langue française qu’en s’im run des sacrifices pécuniaires pour la ne t l'entretien de nombreuses écoles. Déjà se Ste |: villes de la Rnrellee Ai ane eur patriotisme, dirigé et encouragé par 1 us s’est affirmé d’une manière note D à ? :
+à ns n’est pas éloigné, espérons-le, où groupement de Canadiens-Français n’exis-
\ d IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT-3)