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tion de la poétique d’Aristote ; Interprétation de la politique d’Aristote et exposition de la théorie des Grecs sur l'État ; Histoire de la philologie ; Explication du poème de Lucrèce, «De rerum natura » comprenant l’histoire de la littérature stoïcienne et épicurienne.
Histoire de la civilisation de l’Empire romain et explication de la biographie d’Aususte par Suétone ; Interprétation des lettres de Cicéron et histoire de la chute de la République.
Cours publics.
Doctrine d’Aristote et des autres philosophes grecs sur l’État. Histoire du développement des constitutions athéniennes. Histoire du développement de la rhétorique chez les Grecs, et interprétation du discours de Thucydide. Interprétation des lettres de Cicéron à Atticus, à l’époque de l’assassinat de César. Doctrine des philosophes qui ont précédé Platon. Histoire de la critique littéraire en Grèce et en Allemagne.
Je ne cite pas cette page afin de recommander à notre imitation l’état de choses qu’elle indique, mais afin que l’on comprenne bien que ce que lon appelle « les Hautes
Études » n’existe pas dans la province de Québec, et que tout est à créer. Ce n’est pas en une ou deux décades, à la vérité, que nous pourrons atteindre ce but ; mais ïl importe que nous jetions, dès à présent, les bases d’un enseignement universitaire sérieux et que nous commencions à inspirer aux jeunes gens le goût d’apprendre et d’étudier.
On m’objectera qu’un avocat ou un médecin n’ont pas du tout besoin de s’absorber dans l’étude des sciences et de l'antiquité, et que qu'il leur faut suivre tout d’abord, ce sont des ce cours de droit ou de médecine. « Pourquor, disait Mgr Dupanloup (1), ne pas unir à la science du droit et des affaires, les études littéraires, historiques, philosophiques? Dans ces études, dans cette haute culture de l’esprit et de toutes les facultés brillantes de l’âme, il y a plus encore qu'un charine, il y a une lumière et un secours pour la sctence du droit elle-même et pour le talent de la parole. Est-ce que la parole d’un magistrat ou d’un avocat lettré, comme l’étaient d’Aquesseau, Patru, etc., n’emprunterait pas à ces connaissancesune élévation, une gravité, un attrait, une dignité, une puissance de plus ? Est-ce qu’il n’y a pas entre les facul-