‹ L'avenir du peuple canadien-français [microforme]Chapitre 6 sur 97 · Même volume, p · texte numérisé non relu

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des Récollets (c’est le révérendissime père Germain Allart, depuis Evesque de Vences).

que je serais surpris d'y trouver d'aussi honnestes gens que j'en trouverais ; qu'il ne connaissait pas de province du Royaume où tl y eut à proportion, et communément, plus de fond d'esprit, de pénétration, de politesse, de luxe même dans les ajustements, un peu d'ambition, de désir de paraïtre, de courage. d'intrépidité, de libéralité et de génie pour Les grandes choses ; il nous assurait que nous y trouverions méme un langage plus poli, une énonctation nette et pure, une prononctalion sans accent. J'avais peine à concevoir qu'une peuplade formée de personnes de toutes les provinces de France, de mœurs, de nature, de condition, d'intérêt, de génie si différents et d’une manière de vie, coutumes, éducation st contraires fut aussi accomplie qu'on me la représentait. Lorsque je fus sur les lieux, je reconnus qu'on ne m'avait rien flatté ».

« Les Canadiens, c’est-à-dire les créoles du Canada, dit le père de Charlevoix, le premier historien de la Nouvelle France (1), respirent en naissant un air de liberté qui les rend fort agréables dans le commerce de la vie, et nulle part ailleurs on ne parle

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