‹ L'avenir du peuple canadien-français [microforme]Chapitre 74 sur 97 · E, de Laveleye. « Le socialisme contemgorain · texte numérisé non relu

E, de Laveleye. « Le socialisme contemgorain

NÇAIS

lu Nord, anglaise,

À jamais , à notre bera en peuples bsorption e homoime s’Op-

imiversel, upprimes Les, faites 4 tous l'es une nièéme a, il nes ag peuples names dont ugés sont inimitiés des frons factices, es mêmes les indimais les sous pré

ain ÿ.

texte de fraternité humaine, décréter l’abolition des patries et des nationalités. Les groupes artificiellement réunis se reformeront bientôt, car on ne pourra abolir ni les langues, niles souvenirs nationaux, ni les affinités des races.

Du reste, l’idée de patrie, battue en brèche par le savant, mise en oubli par l'homme pratique, méconnue et quelquefois reniée par le malheureux et l’indigent, n’a jamais eu autant de force qu’en ce siècle.

Un philosophe se sera appliqué, au cours de longs volumes, à dégager lactivité des forces humaines, des formes et des cadres que lui a assignés la foi ancienne, il aura dépouillé la théorie des races de toutes ses bases scientifiques, subordonné rationneklement le développement des peuples aux lois de l’évolution naturelle des individus. II se retrouvera tout entier pour proclamer les gloires de sa race et les vertus spéciales de ses compatriotes, dès qu'un écrivain hostile aura osé nier les unes ou les autres.

« La patrie, c’est l'endroit où l'on qagne honorablement sa vie, c’est l'endroit où lon gagne de l'argent» dit volontiers l’ouvrier obligé d'aller demander à un pays étranger, l: pain que son propre pays lui refuse. Mais, celui-là même qui se fait de ce mot lancé à

tout propos une arme contre les regrets, contre la nostalgie, sait bien que ce n’est qu'un mot. La pensée du pays le poursuit partout, à l’usine, à l'atelier, dans les champs. La plus douce récompense de ses succès, c’est de pouvoir en informer les amis restés là-bas, au village natal, et quand il revient de l'exil, c’est en pleurant qu’il salue le toit paternel qui a abrité son enfance.

Nul progrès permanent ne saurait s’affirmer en niant la sainteté, l’indestructibilité de ces groupements séculaires, si chers aux cœurs des hommes.

Notre avenir est subordonné à l'avenir du progrès, aux révélations de la science, et nous ignorons ce qui est réservé à l'humanité. Beaucoup de préjugés seront détruits, beaucoup de coutumes barbares disparaîtront, beaucoup de choses merveilleuses verront le jour, mais la nature est immuable, « sous des alté- ‘ations secondaires, le fond humain reste intact et persistant », les sources où depuis un temps immémorial les âmes puisent leurs affections et leurs sympathies ne seront point taries,

Quoi qu’il en soit, c’est en fortifiant dans nos cœurs l’amour de la nationalité et de la patrie que nous devons, nous, Canadiens-Français, préparer l'avenir.

ÇAIS regrets, ce n’est poursuit champs.

succès, js restés vient de e toit pa-

it s’affirtibilité de aux cœurs

avenir du ‘e, et nous nité. Beaubeaucoup nt, beaunt le jour, s des altéain reste depuis un sent leurs bront point

1t dans n0$ e la patrie s-Français,

Page 1