Alcyonius cité par Bayle
’elle sait se On peut trouver, il est vrai, beaucoup gliciser par d'exemples tout différents. Ainsi Charles-Quint omme on le et Marie-Thérèse laissèrent sur ce point toute st canadien, liberté à leurs peuples. C’est une des gloires ‘ement atté- de notre mère-patrie, la France, de n’avoir de Chamfort jamais cherché à établir par la force l'usage naires de la de sa langue dans les pays qu’elle a conquis. etue. » L’abolition des écoles françaises dans le i veulent im- Manitoba est une manifestation regrettable de est pas nou- cet esprit primitif, étroit et mesquin, dont tous chez les peu- les Anglais ne savent pas se défendre et en s eux-mêmes outre un acte de profonde injustice. e au latin, en L'Etat, dit M. Bluntschli (1), wa pas le droit d'arracher à un peuple son idiome, ni remporté la den taterdire Le progrès et la littérature... La propaga- L'Etat peut prescrire que la langue la plus wil dé fendit, cultivée sera, seule, enseignée daus les écoles » parler latin: publiques et donner ainsi aux enfants d’un professeurs de peuple encore grossier une part dans les que des Goths conquêtes et l'héritage d’une littérature-plus noble. Maïs proscrire de l’église et de l’école res par Phi- la langue d'une nation civilisée serait une aures renon- amère tajustice. Darleront plis C’est un officier du Manitoba, le colonei | H.-P, Atwood, qui écrivait, en 1887, dans lut imposer h une brochure dirigée contre les sentiments il n'y réussi de race des Canadiens-Français, sentiments
1, La théorie de l'État, p. 77.
qu'il déclarait incompatibles avec le bon fonctionnement de nos institutions : « L£ ny « qu'un remède et il n’est pas difficile à trouver, Il faut que nous soyons un peupl” nayant qu'un sentiment et qu'une langui Toute autre langue que la nôtre doit être abolie dans notre législature, dans nos tribunaux, dans nos statuts, et dans nos écoles publiques. Il nous faut la représentation basée sur la populatie:: tout simplement. Si nous voulons étre un peuple prospère, satrsfait, gouverué à bon marché, toutes Les lignes de démarcation nationales doivent être effucées pour toujours. »
Ce serait un triste état de liberté que cel où les caprices et le fanatisme d’une majorité seraient substitués au droit et à la justice.
M. Goldwin Smith reproche aux négociants anglais de Montréal l'esprit conciliant dont ils font preuve et qu’il attribue simplement à des motifs intéressés : « Pendant ce temps là, dit-il (1), les négociants anglais de Montréal ne songent quère qu'à leur commerce et à leurs plaisirs et et ne s'opposent pas au progrès de l’ennemi. En vérité, il leur faudrait pour s'y opposer quelque chose comme le courage d’un martyr; car l'E-