‹ L'avenir francaisChapitre 25 sur 27 · DE LA MORALITÉ PUBLIQUE · texte numérisé non relu

DE LA MORALITÉ PUBLIQUE

nellement les effets étaient ue à en us Mais aut-il donc revenir, pour la millième fois, sur les attes portées à la dignité de la femme spectatrice, à tégrité de l'adolescence surprise et scandalisée, en attendant d’être corrompue, puis sur l’empoisonneent public, d'autant plus menaçant et d'autant plus cif qu'ilest dû à des naiures plus jeunes? Or, serait-il us difficile de supprimer ce trafie public qu'il ne l'a é d'opérer la suppression radicale de l’absinthe ? ui donc, à part les vieux buveurs, se plaint aujourd'hui de ne plus trouver, dans les cafés, la liqueur abrutissante ?

Si ce mode de provocation est une cause artificielle e désordre, on peut en dire tout autant de certaines terprétations surprenantes de plus d'un texte de loi. a haute magistrature veut bien poursuivre et condamer les livres, les images, les affiches, les représentations contraires aux bonnes mœurs : mais à ses yeux ne peut tomber sous cette qualification que ce qui est téralement « obscène ». Est-ce que ce qui est licen-

ans, le fléau national dé la propagande anticonception-

nelle ét même, sous des déguisements bien tränparents, de là provocation à l'avortement.

D'où viént l'impunité laissée à de pareils rhéfaits ? Elle s'excuse sur la prétendue obscurité d’un où deux

textes. Dé deux expressions qui figurent dans éértain

texte de loi, « obscène » et « contraire aux bonnes mœurs », lés promoteurs d'une législation récente avaient pris la seconde dañs un sens compléméntäire, estimant avec raison que la première ne suffisait pas. Les magistrats ont pris, au Contrairé, la première comme limitatrice de la seconde. Là est, dit-on, l'ori-

gine de la crise dont nous souffrons. Obstacle plus

factice encore que tous les autres, puisqu'il suffirait de

deux lignes d'une rédaction nouvelle pour orienter à

nouveau les esprits vers la Suppression d’un vrai privilège, lucratif pour une petite minorité, ruineux pour l'immense majorité de Ia nation.

Mais la morale publiqué ne suppose pas Seulement

le règne de là tempérance et lé respect des bonues mœurs : elle réclame aussi lä probité publique. Ce der-!

nier mot d'ailleurs, doit être pris ici très largement. Ce

qu'il implique n’est pas seulement cétte crainte superficielle du vol et de ses formes plus ou moins détour-

nées, mäis tombant également sous le coup du Code pénal. Il implique un désir efficace de paÿer exactement la dette sociale à la patrie tout entière, sans acca-

parement, sans parasitiste, sans refus hypocrite de

concours, à égale distanee de l’abdication servile et passive et de l'esprit de tÿrañnie envers autrui. En face de toutes les tendänces individuelles dévoyées où risque de succomber, où succombe si souvent la morälité de

chacun, il faut donc souhaiter un état de choses qui

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