CONFIDENCE N'EST PAS CONFESSION
» proposition. Le prèlre, en effet, ne peut avoir » perdu, par Paccident d'une confession, le droit » qui lui appartenait comme homme et comme ci- » toyen. S'il en était autrement, la confession de- » viendrait une calamité publique, un asile pour le » crime, partant la ruine de la Justice. »
Le Président aux Requêtes tourna la page, et lut encore ce qui suit :
« Ont admis cette sentence :
» Les plus illustres jurisconsultes :
» Un Labbé,
>^ Un Farinacius.
» Un Menochius.
)) Les théolos'iens le plus en crédit :
;> Le cardinal cVAncône.
» Le respectable archevêque Gabriel.
» Le savant Mascardi.
» Augustin, Tinsigne archevêque de Tarragone.
» L'immortel Navarus.
» Nombre de Dominicains :
» L'éminentissime cardinal Cajétan.
» Le puissant Sotus,
» Svlvestre. la terreur de Luther.
» Parmi les P'ranciscains :
» Le Docteur Séraphique lui-même.
» Les témoignages répétés de si glorieux ca- )) SLiistes nous font, en dépit de nos propres scru- » pules, considérer leur opinion comme prolahle, » et mettent notre conscience absolument en re- » pos. »
— Une consultation de théologie? demanda M. Feuret. s'intriguant de plus en plus. Que veut dire ce galimatias?
Et M. Picardet, toujours assis, toujours souriant :
— Veuillez, Monsieur, examiner attentivement, bien attentivement l'autre lettre.
M. Feuret prit en main le second pli. le pli au large cachet de cire noire : — le cachet avait été rompu.
Le Président aux Requêtes ouvrit encore cette lettre. Elle était d'une écriture tout autre que la précédente et ne contenait que deux lignes :
« Douai, jour de la Coiniuémoration des Morts, 2 notemlrre 1606. »