‹ L'aventure d'une âme en peineChapitre 93 sur 102 · II. Page 222. — Chez le comédien Beau-Soleil · texte numérisé non relu

II. Page 222. — Chez le comédien Beau-Soleil

Le goût pour les comédiens, de la part des dames de haut rang, forme un des traits de mœurs les plus curieux de la vie domestique au dix-septième siècle. On connaît l'anecdote du comédien Baron, venant quérir sa coiffe de rmit chez une Présidente, certain soir de gala.

Ce chapitre, ainsi que le suivant, n'est pas une œuvre de pure fantaisie, mais hien une élude rigoureusement exacte sur le théâtre français, à la tin du beizième siècle. Scudéry, dans sa Comédie des Comédiens m'a fourni de précieuses indications sur les allures des gens de théâtre, contemporains de Henri IV et de la régence de Marie de Médicis. Cette curieuse pièce lu Comédie des Comédiens) est à peine de quelques années postérieure à l'époque dont nous nous occupons, c'està-dire antérieure de plus de 30 ans au Roman comique de Scarron, qui a trop généralement servi de modèle à tous ceux qui, de nos jours, ont voulu, au théâtre ou dans le roman, peindre les mœurs de la vieille scène française. — Le recueil, fait au dix-huitième siècle, par les frères Parfaict, m'a donné les noms et les costumes des acteurs à la mode, au temps de Henri IV. J'ai choisi trois spécimens de la littérature dramatique en honneur à cette époque : la farce. Vu. pristorale et le prologue.

Page 224. — La farce du mariage de Frascatine

Cette Farce récréative, plaisante et nouvelle est de l'année 1610. Je la reproduis ici, tout en élaguant ce qu'elle contient de par trop risqué. Il serait impossible, absolument impossible, de la donner telle quelle. J'en ai conservé néanmoins quelques traits, facilement reconnaissables.

r)20 LAVENTl'RE DTXK AME EX PEINE.

Page 229. — Jamais Dijon n'avait vu semblable fête

Toute celte scène de désordre, cris du parterre, invasion des laquais, horions et gounnades, se trouve indiquée dans Ic^ Prologues de Bruscambille, et donne une idée assez étrange de la police des théâtres à celte époque.

Page 230. — .le suis le Prologue

Voiries deux recueils intitulés : Les Fantaisies de Bruscam hiUe, contenant plusieurs Discours, Parades, Harangues et Prologues face ietix, 1612, et : Les plaisants Paradoxes de Gros- Guillaume, et autres Discours comiques, le tout tiré de l'escarcelle de son imagination, 1614. — Je me suis surtout servi, non sans les avoir considérablement émondés, des quatre Prologues suivants : En faveur du Galimatias, aux Messieurs de la Bazoche, Contre les Impatients, Contre les Censeurs.

Page 1