‹ L'aventure de Nicolas CorbinChapitre 28 sur 28 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Trois mois plus tard, les trois hommes rentraient en Amérique, sans bruit, sans fracas.

Dans ce laps de temps, ils avaient appris quelle émotion avait causée le départ étrange de Nicolas Gorbin, l'accusation terrible qui avait pesé sur lui, les recherches faites pour le retrouver, et enfin sa disculpation, grâce à une lettre ^ que l'un des amis du docteur Wigson, alors en voyage, n'avait reçue qu'un mois après la mort de ce dernier. i

Dans cette lettre, le savant déclarait que, voyant disparaître d'un coup le fruit d'un travail de dix années et ruiné par ce fait, il se pendait volontairement.

Il accusait en même temps de vol et de tentative de cambriolage son ancien serviteur Joë Kap et l'un de ses amis, tentative faite dans cette même nuit du 14 mai.

Quant à son domestique Nicolas Gorbin, il priait Dieu que sa mort n'eût pas été trop lente et trop horrible.

Et c'était tout.

Avant de mourir, il avait pris soin de brûler tous les papiers et tous les plans qu'il possédait, ainsi qu'en faisait foi un monceau de cendres trouvé dans la cheminée de son laboratoire.

En mourant, il emportait donc avec lui, dans la tombe, le secret de sa découverte.

' Pressentant les questions multiples, les interviews' fous qui l'accableraient s'il dévoilait son retour, Nicolas Gorbin, demeuré près du capitaine et de l'ingénieur, dont il est devenu l'ami, s'est bien gardé de se faire reconnaître.

Il s'est installé dans une propriété que Gyrus Gount possède près de Pittsburg, et là, secondé, soutenu par les deux Américains, il s'est mis au travail avec l'intention de rendre un jour à l'humanité l'équivalent de l'appareil sorti du cerveau de son maître, de défunt Abraham Wigson, de Chicago.

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