‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 114 sur 232 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

ARMAND

Ah ! c'est vous seule que j'adore , Dai;;nez rcpoiidre à mon aidi'ur , El près de vous je puis encore Hetronver l'espoir du bouheur I

CECILE , feignant d'être émue.

Non, d'un sentiment que j'ignore, J'ai toujours fui l'attrait vainqueur.

Et prts de vous je veux encore S'il se peut conserver mon cœur.

ARMAND

D'une cruelle indiflërence "Vous pourriez payer mou ardeur ?

CÉCILE, affectant un grand trouble.

Je crains de faire une imprudence , Si je n'écoulais que mon coeur...

Mais je dois garderie silence...

ARMAND , vivement.

Parlez , de grâce !

CÉCILE

Non... non... non...

Car à mon à^e, en conscience , Il faut montrer plus de raison.

ARMAND , à part avec transport.

Ce mol m'éclaire, J'ai su lui plaire.

ARM.AND , h part.

Heureux moment !

Transport charmant !

Elle se Iroublf... elle soupire!

Je presse sa iiiaui tendrement, Et son regard semble me dire ^ 1 Que mon cœur doit être conCeut» ïr I Ah ! c'est charmant !

^ "N CÉCILE , à part,

^ J Heureux moment !

Transport charmant!

Comme il tremble , comme il soupire T Il presse ma main tendrement , Mais il ne faut encor rien dire , Pour le tromper plus sûrement...

Ah ! c'est charmant!

CECILE

Ah ! je rougis de ma faiblesse !

ARMAND

Que dites-vous, que craignez-vous?

K'ètes-vous pas près d'un époux ?

Hélas! si vous voyez ma nièce , Je vais perdre votre tendresse !

ARMAND , vivement.

Jamais , jamais de voire nièce Je ne veu t devenir l'époux...

Oui, je le jure à vos genoux.

Ah! vous ignorez son adresse , Ke jtu-ez pas , mon cher Armand , Car si vous la voyez un instant, "Vous oubUrez votre promesse.

ARMAND , enivré et lui baisant la main.

Qu'ai- je entendu ? mon cher Armand I

ENSEMBLE

Heureux moment I Transport cbaimaat! etc.

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