ARMAND , CÉCILE , DORVAL
Cécile a repris des habits de très jeune personne; elle entre amenée par son père, qui lui donne le bras. Ils causent ensemble.
ARMAND, l'examinant.
Voici sa nièce ! eh! mais.... nue tournure agréable....
CÉCILE , à part.
Je crains bien qu'il ne devine la vérité.
DORVAL, à sa fille.
Le vois-tu ? il est joli tarçou , au moins ? ARMAiND , la regardant.
Quelle ressemblance ! av ec cela , je crois que la tante est mieux.
DORVAL, à sa fille.
Allons, approche; tu sais que je n'aime pas les fiçons !(^ Armand. ) Eh I bien, mon ami, voilà Cécile j celle pauvre entant est bien malade.... titns, regarde p'utôll
CÉCILE
Won père , je vous assure....
ARMAND
Je serais désespéré que Madame se fiît gênée pour moi !
DORVAL
L bl bah! mon cher Armand, point de cérémonies, nous n'en faisons jamais; rends-lni des soins , c'est dans l'ordre ; el to», ma fi le , reçois- le bien, c'est le fils de mon ancien ami. {Bas à Armand.) Ah! çà, lu sais que mon projet. .,..
ARMAND, V interrompant.
Avcz-voiisfailboune chasse ce matin, Monsieur?
DORVAL
A quoi lêveslu donc? ne l'ai je jias dit qu'elle e'tait remise à huitaine ? ( Bas. ) Elle eal joiic , uia Cécile !
ARMAND
Charmante!
DORVAL , bas.
El puis de l'esprit, des talents, un caractère....
ARMAND , Vinlerrompani encore.
Votre parc paraît foit ctenclu; avez-vuus beaucoup d'eau?
DORVAL
Comment! ure rivière.... véiitiible. {Haut.) Ma fille te mènera voir tout cela; elle aime la promenade, et la connaissance se fera
plus vite { L'observant.) Mais paile-lni donc, lu as l'air un
peu gauche j il ue faut pas être timide coinine cela.
CECILE
Pourquoi contrarier Monsieur ? j'ai dans l'idée que notre société jj'a pas grand attiaii pour lui.
ARMAND
Ah ! Madame....
DORVAL
Si fait ! si fait I c'est qu'avec loi il est embarrasse'.
CÉCILE
Monsieur qujMp peuL-ctrc pour nous une compagnie qui lui plaisait davantage?
ARMAND, à part.
On ne peut mieux deviutr !
D0RV.4L.
Non, je vois la raison de son embair-.s.( A part.)\]n père est toujours de trop. [Haut. ) Mes amis , il faut ]ne je lu'ab enlc un momcit; mes ouvriers, mon parc, le coup-d'œil du m.iîtie est ne'cessaire , voyez- vous; rcsUz ici, je reviens daus uu quartd'hofire.
CECILE
Quoi! mon père, vous nous quittez si vite?
ARMAND
Pourquoi nous priver?...
DORVAL
J'ai mes raisons.... j'ai mes raisons. (5rtS à Armand.) Tu vois, mon ami , comme je te sers.... ta n'aurais pas ose ni'envoyer pro-
iDPner.... moi , j'y vais sans m c faire prier.... Allons, fa' s toi adorer bien vite , et que nous n'ayons plus que le coalrat à signer.
Il sort.