DL JOUR
Diable! Moiisieur Tricot , savez-vous que c'est là de l'érudition ? et j'e.sliine fort vol n* di'finitiiin du Gymnase: je crois cependant qu'on peut en donner à iMadame une idée un peu plus exacte.
Air de la Sentinelle.
A nos esprits ce nom vient reiracer
Et les beaux jours et les jeux de la Grèce,
Et cette enceinte ou courait s'exercer
Une héroïque et brillante jeunesse.
Des m.l^ist rais , seuls jtiges des succès ,
Du Gymnase occu[iaient les places :
Mais plus heureux dans tos essais,
M<;s'iieurs, au (iymnase Français,
Pour juges, vous aurez les Grâces.
Mad. CHINCHILA.
El diles-moi, Monsieur, donnerez- vous de bonnes pièce* ?
TRICOT
Certainement, Madame... voilà une question... Vous n'avez qu'à les commander , comment les voulez-vous ?
Mad. CHINCHILA.
S'il ne tient qu'à dire mon goiit , je demande d'abord pour m:i part , qu'on nous épargne ces éternelles épigrarame» contre les maris.
DUJOVR.
Et surtout contre les femmes.
Au- du V^audeville de la Robe et lesBotle^-
Enclin aux piquantes malices,
Le VauJevilie , enfant gâté ,
Frit trop souvent dans ses etquissea,
La licence pour la ^aîlé, Dant les tableaux que votre main hasarde
Il ne faut pas, peintre licencieux, Si vous voulez que la beauté regarde,
La forcer à baisser les yeux.
TRICOT
Certainement, vous pouvez vous en rapporter à moi. La plus stricte décence...
DUJOUR.
Allons, nous allons louer une loge , et voilà notre soirée décidément fixée, nous commencerons par le Gymnase, nous passerons à Dom Juan et nous finirons par le bal de la petite duchesse.
TRICOT
Comment, Monsieur ?
DUJOUR.
Oh! mon dieu, oui, tous les plaisirs à-la-fois ; voilà comme je suis.
AÏR de Venir acte de VEpreuvc Villageoise.
Je fis toujours De mes jours B ,n emploi; 3'ai pour loi De saisir Le plaisir Qui passe.
Lorsqu^ln savant En rêvant , Perd desnuits, Jeux et ris MVntraînenl dans Pespacf».
Je fus dans plus d'une cité
Cité, Pour être promplemenl d'un cœur
Vainqueur.
J'enteads dire au censeur subtil:
N'a-t-il Que ce joli talent-ci ?
Si.
Je sais danser Et walser , Puis nager, Yolliger D'un pied léger Sur la glace.
Jeux de hasard, De billard Et boston Du bon ton , Je vous joue avec grâce.
Le matin à clieval au cour»
Je cours ;
Au spectacle je nie fais voir
Le soir.
Bref , je donne le ton pour tout
Partout, ,
Et n'épargne en épicurien .
Rien. ^
Aux doux instaus Du prinlems,
Dans les champs, '
Par ses chants, L'oiseau du bocage m'appelle; Loin de Paris , Je souris , Quand Zéphyr
Vient ouvrir ^
Chaqtie rose nou%'elle. ;
Ainsi , courant , jouant, buvant J^
Souvent. S
Je double de met jours trop courts
Le cours;
Et pour devise dans Paris,
J'ai pris
Amour et plaisir, ou sinon,
Non.