‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 130 sur 232 · DL JOUR · texte numérisé non relu

DL JOUR

Diable! Moiisieur Tricot , savez-vous que c'est là de l'érudition ? et j'e.sliine fort vol n* di'finitiiin du Gymnase: je crois cependant qu'on peut en donner à iMadame une idée un peu plus exacte.

Air de la Sentinelle.

A nos esprits ce nom vient reiracer

Et les beaux jours et les jeux de la Grèce,

Et cette enceinte ou courait s'exercer

Une héroïque et brillante jeunesse.

Des m.l^ist rais , seuls jtiges des succès ,

Du Gymnase occu[iaient les places :

Mais plus heureux dans tos essais,

M<;s'iieurs, au (iymnase Français,

Pour juges, vous aurez les Grâces.

Mad. CHINCHILA.

El diles-moi, Monsieur, donnerez- vous de bonnes pièce* ?

TRICOT

Certainement, Madame... voilà une question... Vous n'avez qu'à les commander , comment les voulez-vous ?

Mad. CHINCHILA.

S'il ne tient qu'à dire mon goiit , je demande d'abord pour m:i part , qu'on nous épargne ces éternelles épigrarame» contre les maris.

DUJOVR.

Et surtout contre les femmes.

Au- du V^audeville de la Robe et lesBotle^-

Enclin aux piquantes malices,

Le VauJevilie , enfant gâté ,

Frit trop souvent dans ses etquissea,

La licence pour la ^aîlé, Dant les tableaux que votre main hasarde

Il ne faut pas, peintre licencieux, Si vous voulez que la beauté regarde,

La forcer à baisser les yeux.

TRICOT

Certainement, vous pouvez vous en rapporter à moi. La plus stricte décence...

DUJOUR.

Allons, nous allons louer une loge , et voilà notre soirée décidément fixée, nous commencerons par le Gymnase, nous passerons à Dom Juan et nous finirons par le bal de la petite duchesse.

TRICOT

Comment, Monsieur ?

DUJOUR.

Oh! mon dieu, oui, tous les plaisirs à-la-fois ; voilà comme je suis.

AÏR de Venir acte de VEpreuvc Villageoise.

Je fis toujours De mes jours B ,n emploi; 3'ai pour loi De saisir Le plaisir Qui passe.

Lorsqu^ln savant En rêvant , Perd desnuits, Jeux et ris MVntraînenl dans Pespacf».

Je fus dans plus d'une cité

Cité, Pour être promplemenl d'un cœur

Vainqueur.

J'enteads dire au censeur subtil:

N'a-t-il Que ce joli talent-ci ?

Si.

Je sais danser Et walser , Puis nager, Yolliger D'un pied léger Sur la glace.

Jeux de hasard, De billard Et boston Du bon ton , Je vous joue avec grâce.

Le matin à clieval au cour»

Je cours ;

Au spectacle je nie fais voir

Le soir.

Bref , je donne le ton pour tout

Partout, ,

Et n'épargne en épicurien .

Rien. ^

Aux doux instaus Du prinlems,

Dans les champs, '

Par ses chants, L'oiseau du bocage m'appelle; Loin de Paris , Je souris , Quand Zéphyr

Vient ouvrir ^

Chaqtie rose nou%'elle. ;

Ainsi , courant , jouant, buvant J^

Souvent. S

Je double de met jours trop courts

Le cours;

Et pour devise dans Paris,

J'ai pris

Amour et plaisir, ou sinon,

Non.

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