SCENE IX
DUPRÉ , seul.
Elle est folle... cette bonne vieille, avec ses brigands et 5(i% révérences... Eii mais, j'y songe... est-ce qu'un rival se serait déjà emparé de ma place? [Il ouvre le -porte-feuille et en tire vne lettre. ) A M. Alphonse , boulevard des Italiens... Ma loi , puisqu'on me déclare la guerre, il n'y a pas d'indiscrélioii à intercepter la corre.'pondance de l'ennemi... C'esl un peu long. [Il lit. ) « Mon cher Alphonse, je t'envoie l'aigent dont )) lu as besoin pour ta grande expédition... le projet de Fré- M déric est admirable... N'allez pas cependant faire mourir )) de peur le pauvre M. Velouté...» Qu'eft-ce que cela veut dire ?... « Surtout point de pilié pour le prétendu... ( yl lui-' )) même. ) 11 parait que ceci me regarde !.. Ton oncle B>)n- )) nard. 3) [Il parcourt des jeux . ) O bonlieur 1 c'est le plan de ces Messieurs...
Air : .Te loge au quatrième élage.
Parce que je'vieiis d'Angleter le, On uie cioil facile à duper; Et comme un goddein , ou aspire Que je me (.tisserai iioiiiper; Messieurs, d'4ine telle équipée Vous ressenlirt-z les eficts ., Et Vous veirez à nionépée, Que je parle très-bon français.
Comment! de l'humeur parce qu'on veut Jn'enlever ma femme?.. Fi donc! est-ce qu'on se lâche pour ces ini.bères'làl Non , et je dois montrer que le mauvais air de Londres ne m'a pas fait oublier les usages de mon pays... Il faul prendre cela en philosophe... On vient de ce coté... allons vite me péni-
Les Foleurs supposés. 3
trer des détails de laconspiralion, attachons de prendre ma revanche le plusgaîmenl possible.
( n sort. )