SCÈNE VIII
D'UPRÉ,GEFriI\UDE.
GERTRUDE, uu porte-feuHlc. à la main.
Il n'y a plus de doule. on n' \ enlcndu parler de personne à ruuberse;.. Ali ! le voilà sans doute !
DUPRÉ, se croyant seul.
Quelle tranquillité!., le cher M. Velouté ne se doute guère que son gendre est déjà chez lui incognito.
GEUTRtjpE , à part.
Incognito, c'est cela. ( j&ûîMf.) Votre servante. Monsieur,
DtjpRÉ, étonné»
^Ah I Madame est de la maison ?
GERTRUDE
Vous voyez en moi la gouvernante de mademoiselle Juliette. {A part.) Il est très-bien... (i/a«t.) je me suis présentée ce maim pour avoir l'honneur de vous saluer et vous remettre ce porte-feuille.
DtjpRÉ , prenant le porte -feuille.
A moil
GERTRUDE
Un paysan vient de le trouver dans la forêt. .. juste à la place où vous ayez terrassé hier cesdix-huil scélérats ?.
DUPRK.
Comment, j'ai terrassé dix-huit scélérats !
GERTRUDE
El comme il n'appartient pas^à mon maître... j'ai supposé...
DUPRÉ
Ah ça! ma bonne, vous voulez plaisanter, ce porte-feuille n'est pas à moi.
GERTRUDE , (ïun air d'intelligence.
Je vois ce qui vous empêche de le reconnaître.... vous craignez qu'on n'y ait trouvé des preuves.... mais rassurez-vous., personne ne l'a ouvert... Au surplus, je n'en dirai rien... si vous l'exigez... mais vous êtes découvert... pendant que vous dormiez, votre valet m'a tout avoué.
DUPRÉ , plus étonné.
Mon valet., pendant que je dormais.. Allons , vous achevez quelque rêve.
GERTRUDE
Non , vraiment , et je sais fort bien que j'ai l'hoimeur de parler à M. Dupré...
DUPRÉ
Je ne le cache pas, c'est mon nom... mais....
GERTaUDE.
Ail! vous en convenez donc, à la iîn... M. Velouié!.., Mademoiselle Julieliel... M. Veloutt^ î C'esl pourtant moi qui lui ai arraché son secret. ( Faii>antJorce références. ) '•> . Dupré, ]>aiduinjez à ma joie.. Ali ! /uoii Dieu !.. et le déjeuner que j'oubliais... M. D.ipré, j ai bien l'iionueur... je lie dirai rien., tontniuez à les itilrii;iier... C'est cliannant... courons à la cuisine... II n'y u que moi pour deviner ces cliose.s-là....
{^Elle sort. )