SCÈNE XXI
Lf s MÊMES, ALPHONSE , FRÉDÉRIC, JULIETTE, GER- ÏRUDE , entrant d'un, côté; et Les Fajsans arrivant de l'autre.
ALJPHOKSE..
Où esl-il 2 ■
FRLUl'.RIC.
Ce cher onnle !
JULIETTE , montrant Bonnard.
Le voici. (« Dupré.) \.\\ 1 nous allons soir.,»
ALPHONSE
Ah ! mon oncle \
BONNARD , froidement.
Que voulez-vous^ Mon^itur?
JLLIKTTE.
Comment ! il ne reconiwil pas son neveu?
BONNARD , montrant Dnpré^ Mon neveu , le voici !
GERTRUDE
Eli ! non , c'est le voleur de ce matin.
\EL0UTÉ.
A l'antre... laisez-vous... voyons, quel est le ve'ritable Alphonse ?
ALPHONSE
C'est moi.
FRÉDÉRIC
C'est nous.
DU PRÉ
C'est moi.
ALPHONSE
Quoi I vous avez l'audace !...
BONNARD
Oui, Messieurs, voilà mon neveu! mon héritier, et je suis venu ici pour...
dupré, l'interrompant.
Pour demander la miiin de la charmante Juliette. {A monsieur Velouté. ) Je sais ce que vous allez nie dire , mais vous connaissez l'écriture de Dupré...
VELOUTÉ
0!) ! à cet égaid-là , il est impossible de m'en imposer..»
D trpRE , lui présentant la lettre qu'il a écrite. Lisez donc.
VELOUTE
Coinmenl ! ( // Ut. ) Ah ! mon Dieu !... autre événement: lJ:i|.re nuj renonce à inu fille et qui m'apprend... comment! JuiieLie... lu aimais monsieur Alphonse?...
iVL]y:n:z, tremblante^ Oui,., oui... mon papa...
VELOUTÉ
Et tu consentirais à l'épouser.
JULIETTE
Oui , mon papa.
VELOUTÉ
Oh ! là-dessus... elle est d'une obéissance... ma foi pour terminer celle fluctuation... je serais capable d'y consentir.
ALPHONSE
Ah ! Monsieur...
DupRÉ , prenant la main de Juliette.
Permettez... permettez... ça ne voiis regarde pas , c'est moî qui épouse. *
Vous.^
VELOUTÉ
Mais sans doute ! est-il entêté...
JULIETTE, à Dupré.
^ Vous avez donc juré de nous désespérer! allez, Monsieur , c est allVeux.'...
VELOUTÉ , à Juliette.
Allons, tu vas le gronder I... puisque tu Taiines, donne-lui ta main, et que...
JULIETTE , vivement.
Mais, mon papa, je vous répète que ce n'est pas lui, que je ne l'aime pas et que je ne veux pas l'épouser.
\ZLOVTÛ , stupéfait,
Corament 1 ça n'est pas lui ?
JULIETTE
Non, et Moiiiieur a lorl. <!e persibler...
VELOUTÉ, àDiiprc.
^ Eh bien !... eh bien !. .. dites clone , c'est vous qui avez lort A présent.
DupnÉ, regardant Juliette tendrement.
Sans doute , j'ai tort, puisque je ne suis pas aimé !
Ah! mon dieu... vous n'êtes donc phis Alphonse.
DuFRÉ , souriant.
Mademoiselle ne le veut pas... il faut bien se rési-'ner...
VELOUTÉ, impatienté.
Ah ! voilà que ça s'embrouille encore...
no^vi KV.D souriant.
On l'expliquera tout cela... Je vois maintenant quel est le véritable D.ipré, et je lui sais bon gré de h. leçon qu'il a donnée a cet étourdi... (Frappant sur l'épaule de son neveu. ) à oui je pardonne mon voya^'e à Calais... ^
ALPHONSE , le serrant dans ses bras.
Ah ! mon oncle î...
VLLouTÉ , montrant Alplionse.
Allons c'est l'autre à présent. {A Bonnard. ) Tu es ^lonc 1 oncle de tout le monde ? Il n'y a plus de raison pour que ce coquin de Lajonquille... lui même... ^
FRÉDÉRIC
Ne soit l'ami d'Alphonse 3... vous l'avez deviné et ie quitte la livrée... * 4UiUB
GËRTRUDE.
Quoi... monsieur Lajonquille...
VELOUTÉ , hors de lui.
Là...!qn'esl-ce que je disais?... [à Dupré.) Mais alors
Monsieur, pourquoi souteniez- vous. '
DUPRÉ, montrant Juliette.
Voilà mon excuse, Monsieur... on ne cède la victoire qu'à
regret... lorsqu'on a vu le prix réserve au vainqueur... mais le
sacrifife que je fnis esl assez grand. .. ( recjardant Alphonse et Juliette,') pour qu'on me pardonn ma pelilc veL'geance.
VAUDEVILLE
CHOEUR
Air du Colonel.
^, mon
\olre, ,
-T Louiieur est votre ouvrage; Notre ° '
son
^ ,, . ., nous ....
Que 1 aruitie unisse a lamais ,
^ vous . V
Et que cpl liPiirfux mariage
Serve ici We traité de p.iix.
JDLiETTE , au Public.
De vous seuls dépend la sentence
Qui peut absoudre nos voleurs j
Sortiront-ils de l'au"dience
Sans trouver quelques défenseurs?
Ah ! ne leur gnrdez pas rancune ;
Et pour assurer leur fortune,
Par eu\ . Messieurs , daignez souvent
Vous laisser vol<-r vqlre argent.
CHOEURi
■Kl mon
Notre, ,
T, bonheur est votre ouvrage, Votre " '
son
Etc. , etc.
FIN-
^iLyQJcitJtJ yruii^iJ^.
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