RAPHAËL, MORALES
JI paraissent aux deux croisées du second de la maison de Gusmaii, qu'ils ouvrent avec précaution. Nuit sombre, MORALES, regardant dans la rue.
Personne !.. la nuit est d'un noir !
RAPHAËL
Elle sert mieux notre dessein»
MORALES
N'cntends-tu rien dans la maison?
KAFHAEL.
Pas le moindre bruit !
MORALES, sortant une échelle de corde.
Allons , pui^iu'i! le faut , déménageons. Basque a ferme toute» les
portes... llcureuiement que nous sommes habitues â voyager par les l'ciiêtres I
RAPHAËL
Attache bien l'e'chclle... Sera-t-cllo .issez longue?
MORALES
Elle va jusqu'au balcon , c'est loul ce qu'il nous faut. ( Ce qui suit se dit pendant que Morales attache l'échelle. ) Ma foi , nous avons ële avertis bien à temps !... Quaud je le disais , que le petit Pedro nous jouerait quelque vilain tour I
r.AFHAEL.
Tu es sûr qu'il a obtenu l'ordre de nous faire arrêter?
MORALES
Il le sollicite en ce moment... il doit uième le faire exe'cuter à la pointe du jour.
RAPUAEL.
Eu ce cas, c'est le ïnomont de reprendre nos voyages... aussi Lien , je suis las de faire le prince!
MORALES
Et moi, de le gouverner! Je me contente de quelques mille piastres que le vieux Gusmau a prêtées pour attendre les fonds du Perçu.
RAPHAËL
Fripon! tu ne songes qu'à l'argent!... Il est bien dur pourtant de renoncer à un hymen qui ailait m'el^ver au premier rang, et d'être obligé de descendre...
Quand vous voudrez, seigneur^ fe'ch'lle est prête.
RAPHAËL
Allons... c'est bien le moment de faire des ce're'monies... Passe devant.
MORALES
Volontiers. ( // descend. )
RAPHAËL, riant.
Ce pauvre Gusmau!... quelle iigure il fera demain matin!... ( Moralis 'i'urre'le au balcon.)
MORALES
A vous , seigneur.
RAPHAËL
Me voici.
// descend jusqu'au balcon,
MORALES
Nous sommes sauvés !( // va pour descendra du balcon, et s'arrête toulà-coup.) fiein ?
RAPHAËL
Quoi ?
MORALES
J'ai entendu marcher!
RAPUAEL.
Dans la maison?
Non , dans la rue.
Tais'toi î Écoute !
Faix donc !
RAPHAËL, écoutant.
MORALES
RAPHAËL