SCENE XI
Les Mêmes, RAPHAËL, MORALES.
RAPHAËL , qui a entendu les derniers mots. Oui , je le confesse, mon cher Gusman, j'ai commis une indiscret/on que naon amour peut seul faire excuser... Que voulez-vous ? Une sérénade 50US les fenêtres de ma prétendue... sou nom que j'entends prononcer... 1 honneur, la jalousie... le désir de me venger d'un rival qui m'est préfère... Il n en laut pas tant pour tourner l'esprit I
, Dlt'GO.
Il s en tuera encore!
GUSMAN, à sa fille.
Que vous avais je dit ? Votre imprudence nous perd !
PhDRO.
Quoi! mon oncle, vous n'êtes pas désabusé?
GUSMAN
Sicnce, Monsieur ; vous allez être puni comme vous le méritez. ( A Raphaël.) Oui, Monseigneur, je vous prie de croire que j'avais déjà pris mes mesures pour réprimer les déportemcnts de ce mauvais sujet . et
î'alguazil , que j'ai mande tout exprès , va mettre en lieu de sûreté mou fripon de neveu.
ELVIRE
y pensez-vous, mon père?
DIEGO
Allons , il va nous faire arrêter par I'alguazil que nous avons e'ic cLerclier.
pe'dro , furieux.
Ah ! c'en est trop I je ne réponds plus de ma fureur !
GUSMAN
Quelques mois de re'clusion calmeront cette fougue.
RAPHAËL
Il faut cela à la jeunesse.
Approchez , seigneur alguazil.