SCENE XII
Les Mêmes , L'ALGUAZIL , Archers.
l'aiguazil approchant, suivi d'archers de la Sainte - Hermanddd. Je suis prêt.
die'go.
Il n'en aura pas le démenti.
RAPHAËL, à part.
Envoyer son rival en prison!... c'est délicieux!
PEDRO
Mon oncle!
GUSMAN, à V alguazil- Faites votre devoir, seigneur Alguazil.
MORALES
Oui, faites votre devoir, et débarrassez-nous promptement.
l'alguazil.
Allons, Messieurs... { Il s'arrête , regardant Morales.) Eh I mais ,' que fâitesovous ici de cet homme ?
morales , fièrement.
Qu'est-ce que c'est? ( J part.) Ah I diable! j'ai vu cette figure-là dans quelque prison.
GUSMAN
Doucement , seigneur Alguazil j parlez avec plus de respect du gouverneur de Son Altesse.
Du seigneur don Carlos.
l'alguazil.
Vous vous moquez.
Jt'DRO.
Commenl !
SLVIES.
Expliquez-vous.
L'ALGViZIL»
Cet honnête gentilhomme est un de mes pensionnaires; c'est le fripon le plus ruse' de toutes les Espagnes.
MORALES , à paru Il m'a reconnu l
GUSMAW , reculanU Âh ! mon Dieu !
DIEGO , avec joie.
La physionomie du coquin va nous sauver!
RAPHAËL , bas à Morales,
Maladroit !... tu avais bien besoin d'aller montrer ton imbe'cille de figure!... Attends, je m'en vais raccommoder cela. {Haut.) Permettez, M. l'Alguazil se trompe , certainement , et quimd un prince tel que moi répond des gens de sa suite....
l'alguaziL; le regardant.
Un prince... c'est différent , et... eh ! mais , que vois- je ?
RAPHAËL , le reconnaissant.
Ouf!... mon oncle Bancador!...
MORALES, bas.
L'alguazil !.... nous sommes perdus !
l'alguazil , courant à lui.
Comment , c'est toi , mon pauvre petit Raphaël!