SCENE XyiT
Les Mêmes , RAYMOND , en ermite.
RAYMOND
Eh! bien , eh I bien , quel vacarme !
CLAiRE , en pleurs.
Ah ! Monsieur l'Ermite , vous venez à propos .
RAYMOND , bas à Ainaïay.
Je vous cherchais.
CLAIRE, continuant.
Imaginez-vous que Bîaisot m'a trouvée seule ici avec ce jeune chevalier... et il prétend qu'il a vu...
BLAISOT
Oui; j';ii vu, et d'mes deux youx encore.
CLAIRE
Et à cause de cela , il n'veut plus m'cpouser.
RAYMOND
C'est un sot.
CLAIRE
N'est-ce pas.
BLAISOT
Non , jarni , je n'I'épouserai pas. ( ^ Raymond. ) Fi , vous devriez rougir de mettre la discorde comme ça dans tout le pays, entendez- vous , Monsieur l'Ermite . . . Pardi! c'est bien malin de détacher les jeunes fi'les d'Ieiix amoureux . . . avec une demi-douzaine de jolis garçon que l'on a dans sa manche j ces jeunes filles se trouvent là... ou leux tourne la tête^ alors... v'ià t'y pas un' belle manière d'faire la médecine.
RAÏMOND.
Eh ! bourreau , veux-tu bien parler plus bas.
BLAISOT
Je veux faire du bruit, moi , ça m'soulage! Vous craignez qu'Monseigueur n'découvre votre manigance . . . He bien , je vas tout lui déclarer.
iMiURT, lui saisissnnt le bras et montrant une bourse.
Cent pièces d'or , si tu ue dis mot . . . deux cents coups de bàtoL, si tu parles.
BLAisoT , tremblant.
Comment !
CLAIRE
Accepte , Blaisot , c'est pour ton bieu.
BLAISOT.'
Pour mon bien , des coups de bâton ?
RAYMOND, le secouant.
Cboisis -vite.
BLAISOT , dhin air résolu.
Ça m'est égal, j'me résigne .... Je brave tout, et je prends...
RAYMOND
Les coups de bâton ?
BLAISOT
Non, les pièces d'or j c'est plus portatif.
AMAURY , lui donnant la bourse.
A la bonne heure, sauve-toi , maintenant. ( ^ Claire. ) Vous, ma petite , ne le quittez pas.
CLAIRE
Soyez tranquille.
BLAISOT , entraîné par Claire.
Oh ! l'as beau faire , je n'i'eu épouserai pas davantage... Je ne yeux plus ni te voir ni te parler.
Ils sortent.