RAYMOND, CONTADES, ALINE
Le jour baisse un peu. La rampe à demi-bais sée.
Air : De la Marche de Joconde.
CONTADES et ALINE.
Le jour finit , Mais avant la nuit La clarté (|ui fuit Ici nous conduit.
AUNE , à part.
Puissé-je entendre Encor celle voix si tendre, Dont la douceur "Va jusqu'au cœur.
TOUS TROISi Le jour finit , etc.
CONTADES
Vous voyez que nous sommes ex.icts.
RAYMOND
Fort bien , Seigneur, je vous allendais avec impatience... j'ai fait de précieuses découvertes depuis que vous m'avez quitté ; j'ai reconnu pir mes rechenhes cabalistiques que ce n'était pas moi qui étais appelé a faire connaître l'amour à la charmante Aline.
CONTADES
Parbleu ! je le crois bien , c'est moi.
RAYMOND
Ce n'est ni vous ni moi.
ALINE , à part.
J'en étais sûre .
coNTADEs , étonné.
Ah ! ah ! ce n'est pas moi !
Un savant solitaire, que l'amour... de l'art a conduit dans mon ermitage , est celui que le destin désigne pour détruire cette insensibilité qui vous désespère... Je viens de lui parler, et il se fait un vrai plaisir de vous rendre ce pt lit service.
CONTADES
C'est fort obligeant de sa par!... mais je crois que je vous aurais préféré, parce que votre figure...
r.AYMOND.
Vous êtes bien bon... ma puissance est loin d'égaler la sienne.
CONTADES , à Raymond.
Dites donc, est-ce qu'il est jeune? c'est que j'ai les jeunes gens en horreur , moi , je suis de la vieille roche , et s'il était jeune , j'aimerais autant qu'Aline restât insensible.
RAYMOND
Rissurez-vous ; mon confrère a vécu autant de lustres que VOUS avez d'années.
CONTADES
Oui? alors il doit être majeur.
RAYMOND
Chut! le voici, nous allons cioaimencer sur-le-champ nos coujr.rations.
CONTADES
Des conjurations! peste I c'est là le cas de rappeler ma valeur héréditaire !