‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 69 sur 232 · SCENE XXII · texte numérisé non relu

SCENE XXII

Les Mêmes, BACHELETTES, PÈLERINES, officiers et pastoureaux.

fis paraissent de tous côtés sur la montagne, se donnant la t main deux a deux.

TOUS

Il n'est ni croix i i rosaire Qui guérisse de l'amour.

* CONTA DES , Stupéfait.

Comment, jusqu'à mon page conjuré contre moi!... c'est un fait exprès.

RAYMOND

11 n'y a qu'une voix là-dessus, c'est. le cri général; il faut que vous vous y rendiez.

CONTADES

Ah ! maladroit. ( A Raymond. ) Vous croyez donc que le mariage... Au fait, puisque c'est le seul moyen de la guérir et de me venger... {Avec effort.) Mariez-vous... ça me laissera toujours wsm espérance éloignée...

ALINE , à Amaury.

Cher Amaury, vous ne changerez jamais.

CLAIRE ,Jinement.

Oh! pour ça, allez, mara'selle... Monseigneur vous aime joli-, nient, j'en sais quelque chose...

AMAURY , V interrompant.

Bien , bien, ma peiite, nous aurons soiti de toi.

RAYMOND, à Biaisât qui donne le liras à Claire, Ah ! ah!... et ta grande colère.^

BLAisoT , un peu embarrassé.

3'avais tort dans le fond... Claire m'a prouvé que je n'avais rien vu.

RAYMOND, regardant Claire.

Ah ! elle t'a proi.ve... ( u4 part. ) Allons , la petite a d'eîccellcnts principi'S. {Haut.) M. foi, mtb amis, voire exemp'e m'entraîue , et je jette le froc aux orties.

Jl jette sa robe.

LIS BACHELETTES , cffrajées.

Ah! mon Dieu!

BAYMOND.

We vous effrayez pas... vous voyez un pauvre diable qui s'était fait ermite pnr néc^^sité, mais au lieu de chercher à guérir d& l'amour, je vais tâcher d'eu inspirer.

VAUDEVILLE

Air ; Quand l'amour nous guide. ( Vaud. de Caroline. \

RAYMOND

En vain la sagesse , De raniour veut calmer le désir , De celle ivresse Ceniment nous guérir ?

CHOEUR

Eli vain la sagesse , élu.

BAYMOND.

Toujours plus épris

De sa patrie ,

Jamais un Français n'oublifl.

Dts lieux cliéris-

Qu'un lâche .'eul calorooie;

Loin de sa patrie ,

Pour elle il voudrait encor mourir}.

C'est ja folie

Qu'on ne peut guérir,

CHOEUR

Loin de sa pairie , etc..

CONTADES

De la Faculté,

M.iint spécifl.|iie

Guérit le par.dyliçjue.

Et I.i vérité

Convertit l'hérétique.

Mais lie la soiifTiance

Que l'Amour impose à ses sujets ,

Nulle puissance

Ke guérit jamais.

CHOEUR

Mais delà sou^Trance, etc.

Veuve à vingt cinq ans,

Voy eî Zfiie ,

Qui veut coiisaci'er sa vie

A de plainlits accents j

La n)orl 'ui f.iil envie...

Mais , toiii ()lein de fl.<rnme ,

Vient un damoisel parler dacnour.,

La bonue dame

Guérit en un jour.

CHOEUR

Mais , tout plein de flamme , etc.

Du Fi'.ançais léger ,

Beaulé naïve

Fixe l'ardeur fugitive

lit peut corriger

Son inconstance trop vive...

Mais de sa vaillance,

Qui toujours ench. îne les succès ,

Soldat de France

Ke guérit jamais.

CHOEUR

Mais de sa vaillance, etc.

'ALINE , au Public, ^

Pour un pauvre auteur

ToujoiiD- timide ,

Il est certaiti bruit hornicide

Qui fait peur, Et rlace le plus intrépide...

Mais de sa souffrance, ,

T3n bruit fl;itteur Ipfuit revenu-; ■

(i'est l'indulgence )

Qui peut le guérir.

♦r CHOEUR.

Maisde sasoufiTrance, etc. j

riN.

De riœpiimerie d'ANTH». BOUCHER, Success. de U-G- Michaud, rue des Bons-Enfants , n", 34v

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