TOUS DEUX
Pa. . pa... jia... piudonnez-nous...
Mo... Monsieur , assejez-rous j
J sommes tous deux
Trop heureux
DVcus posséder en ces lieux.
ADOLPHE
Ce que c'est qu un répondant 5 J'en avHis f^it Je serment , Les voilà tiop h.-uieux De m'accueillir en ces lieux.
ADOLPHE
Ce que c'est qu'un répondant ,
J'en av.'îis fais le serment;
Les voilà trop lieurtux
De m'accueillir en ces lieux.
SAUSSMANN.
__ Quoi ! te v'Ià son répondant I
M \ ^,","'"'^"'' P^s désolant ; ^ ^ 3'répondoiis tous les deux -^ I De tout c'qu'il f'ra dans ces lieux. U^ i PETERS.
Mon Dieu ! c'est-il fjuignonant ,
Me voilà son répondant ;
J'répondons tous les deux
De toutc'qui f'ra dans ces lieux.
ADOLPHE
Je vois, parbleu! qu'il est bon d'avoir des amis partout.
SAUSSMANN, bas.
Va chercher du secours.
pe'ters.
Je n'ai plus de jambes.
SAUSSMANN.
Ciie... appelle tout le monde.
pe'ters.
Est-ce que je peux?., il me regarde... allez-y, vous... • ADOLPHE, passe au milieu d'eux.
SAUSSMANN ET PETERS.
Ouf î
Ah . ça, dites-moi, on se mane donc ici?.. On est dans le bon licur, dans la joie...
PETERS , toujours plus tremblant.
Oui... oui... Moi iicur...
Sattssmann troublé imite Péters, et répète en balbutiant tout ce quii dit.
ADOLPHE
C'est lin mariage d'amour ?
PETERS
Oui , Monsieur.
ADOLPHE
La future est jolie ?
PETERS
Oui , Monsieur.
ADOLPHE
Et votre maître se nomme ?
PÉTERS
Oui, Monsieur.
ADOLPHE
Je vous demande son nom... celui de la future..;
pÉters.
Parlez, vous, mon parrain.... parce que je crois.... que je n'y suis plus...
Saussmann essaie de parler et n en peut venir à bouU
ADOLPHE
Hé bien , la future .•'.
PÉTERS
La jeune Hermance de Mau fred...
ADOLPHE , avi 2 UTi mouvemeHt.
Hermance ! Hermauce! malheureux I
PÉTERS
Ah I mon Dieu !
ADOLPHE
C'est Hermance qu'il épouse ?
péters.
Oui... non... si fait... je ne sais pas,.. Monsieur, je tous en prie , ue me faites pas de mal...
ADOLPHE , hors de lui.
Hermance !.. ( 5e? contenant. ) Us ne saveBt pas qui je suis et oe dont je suis capable...
Le Vampire..
PETERS. '
Si fait , si fait , je m'en doute.
ADOLPHE
Alloûs , c'est impossible, et je veux voir moi-mêrae...». Cil vient. ( J Péters et à Saussmarm. ) Du sileice... pas un mot , ou morbleu !...
SCÈJNE IX.
Les Précédents, LOURDORFF, HERM ANGE , NANCY , p.iiiie de la noce.
Air : Ma Fanchette est charmante.
CHOEUF.
Quelle chaîne plus belle!
L'esprit et la beauté...
Célébrons le modèle De la fidéiiié.
i,ouRDORFF , à Saussmavn et à Péters.
t)onnez des siècles... Eh bien I qu'a\(Z-vous donc tous deux 7 ( Voyant Adolphe quils lui montreni, ) El quel est cet étranger?...
PETERS
C'est un... Monsieur qui demande l'hospitalité...
LOURDORFF.
Qu'il soit le bien-vciv.i. ( Le regardant et se mettant à trembler. ) Ger'ainrmciit... Monsieur , je me ferai toujours uu devoir... Ah ! mon Dieu I... qu'est-ce que ça veut dire?...
PETERS
Là, notre maître qui faisait le brave.
LOURDORFF, à Hemiance.
C'est étonnant... et si vous aviez autrefois connu une certaine personne, je vous demanderais s'il y a jamais eu une resstmblaiice...
HERMANCE
Qu'ai -je vu?...
NANCY , qui Vil aperçu.
Ma sœur, serait-il possible? {Elle fait un pas vers Adolphe qui la salue grai>eme?it. Elle sarrêle.) Il ne nous reconnaît pas....
LOURBOaFF, trouhle.
Laisscz-raoi parler ft ne nie quittez pas ( A Adolphe. )
Oserdi-je demaudir... à qui j'ai i'honueur de parler...
NAMCV.
Écoutons.
ADOLPHE , froidement.
Je suis anglais.
NANCY
C'est sa voix.
ADOLPHE
On me nomme... lord Ruthwen.
PETEUS.
C'est ça, tous les jours nn nouveau pays... et un nouveau nom....
ADOLPHE
Depuis lung-teraps... je désirais voir la Hongrie.
LouRDijRFF, se Tassuranl.
Ali! ... vous n'y êtes jamais venu ?..
A'DOLPUE.
Jamais...
LOURDORFF.
Alors... {^A pari.) 11 me semble en effet que ce n'est pas la même physionomie... {Fiant.) je suis cnehaute, Milord... de pouvoir vous offrir un asile... ( A part. ) Il est sûr qu'Adolphe était l?ieu plus...
ADOLPHE
Je serais de'sole' de vous déranger... vous vous mariez, m'aî-on dit ?...
LOURDORFF.
Oui... oui, iVïilord. {A part.) Maigre' cela... il y a de ses yeux...
ADOLPHE
El quelle est votre future ?... est-ce cette jeune fille?...
NANCY
Comment... ce n'est qu'un c'tranger !...Non...non,.. Monsieur... ce n'est pas moi...
ADOLPHE
Quelle est-elle donc?...
HERMANCE
^ C'est... c'est... (Elle fait un geste. ) Je n'aurai jamais la force
d'acliçver,,.
lourDOrff, d'un air rianl.
Oui, Milortl, c'est elk... qui... (^ A part.) Allons, je ne pourri» jamais m'habituer à celle ligun-là...
Je vous fais compliment, Madame...
Il lui prend la maia^ péters , à part.
ta... v'ià qu'il la tient I...
Ail" : Dans un vieux cJuîleau de l'Andalousie.
ADOLPHE
Pourquoi votre main ainsi tremble-t- elle ? "Vous êtes auprès de l'époux \u ni eux... De l'époux , objei d'un autour fidèle.
LOURDORFF , d'uii air gai.
L'amour, il est vrai, nviusiMut tou-. deux.
ADOLPDE.
Ail ! du bonheur d'être aimé comme on aime. Qu'ici voire cœur goiite les appas...
Froidement.
Moi, je n'eus jamais ce bonheur suprême,
NA^CY, soupirant.
Je ne suis donc pas... la seule ici-bas.
HERMANCE, has à SU sœur.
Nancy... sortons d'ici, je ne pourrai jamais assister à ce contrat.