‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 89 sur 232 · COURTOIS, VICTOR, TOM · texte numérisé non relu

COURTOIS, VICTOR, TOM

TOM, à la cantonnade.

Oui , vous êtes un brutal , et mon maître ne laissera pas insulter ses gens.

VICTOR

Qu'y a-t-il donc ?

TOM

Air : Tout le long de la rivière.

C'est un monsieur fort impoH ,

Qui menant mal son till-bury,

Yient d'accrocher votre voiture:

J'dis gaie; ilm'répond une injure,

Puis veut fouetter votre cheval;

Mais par bonheur pour le pauvre animal ,

C'est un maladi oit qui frapp' votre monture

Tout le long , le long , le loug de ma figure, {bis.)

Il l'a attrapé depuis là jusque-là.... Voyez comme il l'aurait ^^îmé.

cotJRTOis , passant au milieu et s' interposant. Un instant, un instant, Monsieur, n'y aurait-il pas moyen d'arranger celte affaire-là ?

VICTOR

Que voulez-vous dire ?

COURTOIS

Eli! sans doute, on se fâche pour des riens... je me charge de terminer cela à l'amiable.

VICTOR , vivement.

Comment , est-ce que vous croyez que je suis insulte' ?

COURTOIS , d^un air de doute.

Eh î eh !

VICTOR , S échauJJ'ant.

Vous avez beau le cacher... je vois que c'est votre opinion.

COURTOIS

Hum î...

VICTOR, i échauffant toujours.

Au fait , vous avez raison , injurier mes gens... oser les frapper, c'est s'attaquer à moi : et je le soufTi irais ! uou, morbleu!., et cous allons voir

Mais un instant , jeune homme, un instant , que diable I vous prenez feu...

VICTOR

Oh! non , Monsieur... c'est inutile, je n'entends pas raison sur cet article-là... on n'a qu'à laisser passer une offense comme

celle-là, le dernier freluquet se croirait endroit Au fait

ce coup de fouet , c'est moi qui l'ai reçu.

TOM

Ça c'est ben sûr ... car moi je n'y suis pour rien.

VICTOR

Dis-moi .... le reconnaîtrais- lu ?

TOM

Parbleu ! ses traits sont gravés là .... il vient d'entrer aux Jcu:t Chevaleresques.

VICTOR

Eh! bien, dis-lui... {Se fouillant.) Non, j'ai là ;ine carte ; tiens, donne-lui mon nom, et dis-lui que je l'attends ici même le plus tôt possible, et que je lui apprendrai à maltraiter mes gens.

TOM

Oui , Monsieur, j'y vais. ( Apart. ) V'ià un maître au moins....

VICTOR

Ah! mon Dieu , et à cinq heures ma cousine qui m'attend

Le Témoin, 2

JÉcoute , sur-Ic-chaiTip tu retourneras à Paris, à l'hôtel démon oncle; tâche de parK'r à ma cousine, et dis-lui qu'une affaire indispensable m'e») pêche aujourd'hui de diaer avec elle^ car j'allais oublier ce diuer-là ..

Air : Vivent les Gascons^

Dans ce lieu, moi je vais rester j Corbleu ! l'avenlure est unique.

Le pauvre Toni, le lual'.raiier , N'est- ce pas aussi ra'insulter ?

TOM

J'aioi' les gens d'humeur pacifique j Si c'rualaclrpit , si ce brutal , Frapp' toujours ainsi sur son ch'val j J'plains joliuient son domestique.

ENSEMBLE

pans ce lieu, etc.

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