SCENE XIT
COURTOIS7 puis VICTOR.
COURTOIS
Quel cœur sec et barbire, ei qu'il était peu digne des fonctioûi ionorables et conservatrices auxquelles il est appelé. 0 mon éloqoeucc! ne m'abandonne pas , le voilàj heureusement il a déjà l'air plus calme,
VICTOR , tranquillement.
Je viens. Monsieur, vous rappeler votre promesse.
COURTOIS, tremblant.
Comment..,, jeune homme, vous.,,, persistez toujours?,...
VICTOR
Oh! non, Monsieur, je viens de faire des réflexions bien salutaires... j'ai juré que ce serait aujourd'hui la dernière fois de ma vit' q^uc je me battrais, ainsi il faut en finir...
COURTOIS
Et si cela finit mal pour nous, Monsieur ? ( ^ part. ) S'il 4â^ Tait que sou adversaire est sur de son coup.
VICTOR
Alors vous porterez cette lettre à ma cousine ?
COURTOIS
Ah I VOUS avez une cdusine ?
VICTOR
Vous verrez comme elle est jolie.
COURTOIS
Elle est jolie!., et vous vous battez, jeune insensé!!!
VICTOR
Vous lui reraeltrrz cette lettre; vous lui direz que jusqu'au, dernier soupir, Victor de Seiiguy...,
COURTOIS
C'est bien lui..,, plus de doute, il y a identité!!! {Le regardant douloureusement. ) Victor de Seriguy...
Eb ! bien, oui !.., qu'y a-t il d'étonnant ?
COURTOIS
Ce qu'il y a d'étonnant ! apprenez , Monsieur , que quani^ ^u s'appelle aiosi, on ue se bat pas......
VICTOR
Comment ?
COURTOIS
L'espoir sans doute d'une noble maison; songez doue à la douleur de vos amis.
VICTOR
Ils se consoleront.
De votre famille!
Que vous importe !
COURTOIS
VICTOR
COURTOIS
Et s'il faut encore des conside'raiions plus majeures.... il est impossible que vous n'.iyiez pas (juelriues créanciers, vous devez en avoir....
VICTOR, avee dépit.
Certainement j'en ai, et vous m'y faites penser; parbleu! je serais enchanté de leur jouer ce tour-là. COURTOIS , à paru Déclarons-nous... peut-être que l'humanité, la sensibilité!....
Je ne dois qu'à des juifs, des usuriers, des fripons... j'en Voudrais voir un seul devant moi , pour me donner le plaisir de l'étrangler moi-même , avant de mourir.
COURTOIS, à pari.
Dissimulons. {Haut.) Je vous demanderai seulement si vous...., si vous êtes aussi sûr de voire coup ?
VICTOR
Moi, je suis la maladresse même, et je ne sais seulement pas quelles armes choisiront mes adversaires : celui d'hier au soir , je crois que c'est à l'cpée... mais l'autre... j'ignore...
COURTOIS
Celui d'hier soir... est-ce que vous en auriez deux par basard ?
VICTOR
Et voilà une heure que je vous le dis.., un impertinent qui s'est avisé de chanter sous les fenêtres de ma cousine. COURTOIS, à part.
Ah 1 mon Dieu ! c'est mon homme aux petits verres , encore un qui est sûr de son coup. {A rictor.) Cest fait de nous, Monsieur, nous sommes morts.
VICTOR
Comment, nous sommes uiorts ?
COURTOIS , à part.
Et moi qui suis aussi sou témoin , je vous le demande , comment vais-je me tirer de là