‹ L'aventurière, comédie en cing actes et en versChapitre 18 sur 76 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CLORINDE, ANNIBAL, MUCARADE.

M UC A RADE, entrant.

Hé, bonjour, Étoile de ma vie et déesse d'amour !

Capitaine, salut.

Point de cérémonies.

MUCARADE.

J'aime cette franchise et ces façons unies

L'habitude des camps !

C L O R I N D E j bas.

Bien ; pas un mot de plus.

MUCARADE, à part

N'est-il pas un moyen d'éloigner cet argus?

(Haut.) Il arrive à l'instant de nouvelles recrues Qui de danse et de chant font rage par les rues ; S'il vous plaît de voir l'air qu'ont ces jeunes soldats? Capitaine, à votre aise ; on ne vous retient pas.

Quand on a fait la guerre avec les vieilles bandes On n'est pas curieux de telles sarabandes.

MUCARADE.

Ah! — nos acteurs forains vous divertiraient mieux?

Tout théâtre, forain ou non, m'est odieux.

MUCARADE.

Ah ! — de saint Rigomé l'on promène la châsse, Et l'on gagne indulgence à la voir...

AKM1BAL.

Je m'en passe.

MUCARADE.

Ah ! — le beau temps invite à goûter sa douceur.

AN IVIBAL.

Morbleu! monsieur, mon poste est auprès de ma sœur

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