SCENE II
Ml'CARADE.
Se peut-il ?
Ah ! le charmant garçon ! qu'il est bon et gentil ! Ainsi vous me trouviez stupide?
FABRICE
Saui'le terme.
MUCARADE.
Ne me ménagez pas, cher ami, poussez ferme. Ah ! l'aimable garçon î
CLORINDE, à part
Et moi qui le craignais !
J'étais un imbécile, un butor, un niais :
Et malgré tout cela, dans sa clémence extrême ,
Elle m'a pardonné. . . hein! faut-il qu'elle m'aime?
FABRICE
C'est beaucoup de grandeur, certes, mais rien de grand,
Madame, qui viendra de vous ne me surprend.
Vous quittez le théâtre, et de telles retraites
Supposent forcément mille vertus secrètes ;
La fierté, la pudeur, un besoin délicat
D'être aimée et d'aimer sans faste et sans éclat,
Enfin je ne sais quoi de modeste et de tendre
Qui veut des dévoûments obscurs pour se répandre.
CLORINDE, à part.
Quel étrange regard !
FABRICE, à part.
Le poisson a mordu.
MUCARADE.
Mais le charmant garçon ! et quel malentendu
Me faisait redouter un conseiller si sage?
Ça, quel est votre avis touchant mon mariage?
FABRICE
Ah ! monsieur, que ne puis-je eu trouver un pareil î
MVCARADE.
Je veux aveuglément suivre voire conseil.
FABRICE, à part.
Elle doit me trouver fort sot. — Le matamore ! SCÈNE III.