SCÈNE III
les mêmes, FABRICE, CÉLÏE.
MUCARADE.
Arrivez, furieux !
Qu'on vous parle.
FABRICE
Je viens vous faire mes adieux.
MUCARADE.
Hein ? comment ? vous partez sans me demander grâce, Orgueilleux ! sans attendre au moins que je vous chasse ?
FABRICE
Mon père, j'accomplis des devoirs absolus El je dois ce respect à celle qui n'est plus. Votre maison rejette, ainsi qu'une chimère, Ce que le trépas même y laissait de ma mère, Et comme j'ai suivi jadis son dernier char, J'accompagne aujourd'hui son souvenir qui part.
Voilà de beaux discours chez un batteur de femme!
FARRICE.
J'ai battu?...
MUCARADE.
Je sais tout, on m'a tout dit.
FABRICE
Madame ?
Soit.
CL ORIR i DE, à part.
Il ne daigne pas me démentir, hélas !
Croyez, mon cher monsieur...
FABRICE
Je ne vous parle pas.
AIVNIBAL.
Mais...
FABRICE
Ayez la pudeur ou sinon la prudence De ne pas témoigner ici votre présence î
ANNIBAE.
Morbleu ! vous le prenez un peu bien haut, seigneur !
C'est possible ; chacun le prend de sa hauteur !
MUCARADE.
Pas de querelle ici : capitaine, de grâce Soyez le raisonnable et cédez-lui la place.
Oui, j'aime mieux sortir, car je m'échaufferais, Et j'ai déjà besoin d'aller prendre le frais.
FABRICE, à part.
Je te retrouverai, drôle.