ACTE PREMIER
MADAME DE CERNE
Oh ! les premiers temps, j'ai failli me désoler. Mais que veux-lu, les hommes, tous coureurs; c'est une maladie chez eux... alors, autant vaut une amie. Au moins, j'en profite.
MADAME DAUTRES.ME, étonnée,
Tu en profites ?
MADAME DE CERNE
Oui ! Tout le temps, au début, ce sont des invitations au cabaret, des parties fines... fêle perpétuelle. Pour inviter l'autre, son prétexte : « Amie de ma femme « . Alors, j'en suis, comprends-tu ? C'est pour cela que j'ai tant d'amies ; c'est pour lui.
GASTON, qui est allé à la véranda.
Ah ! voici monsieur le lâcheur.
MADAME MARNIER, se levant.
Fuyons-le... Pas un mot... Soyons dignes !... [Tou^ se lèvent. Poignées de mains. Cri.) Ah ! et m.^•^. mari ?
C'est vrai ! Je viens de l'envoyer à Armenonville !
MADAME MARNIER, léger rire.
Ah !... Bah! il se retrouvera... au besoin il y a les journaux... contre récompense.
GASTON
Honnête, la récompense ?... (Gesfe.) Alors, je ne m'en mêle pas.
MADAME MARNIER
Insolent, et il s'étonne que mon mari ne puisse le sentir! [Tous sortent, sauf madame Dautresme.)