‹ L'aveu; comédie en trois actesChapitre 38 sur 75 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

[.ES Mkmes, au premier plan. .MADAME MARNIER et BELMOMT.

MADAME MARXiicii, clcpit Contenu.

Salut, homme de parole !

HELMONT

Sailli, femme exacte !

MADAME MAUNIEIÎ

Il me semblait que nous étions convenus d'un rendezvous.

lîELMOXT

Pour avant-hier.

MADAME MAltNIER, SCclie.

Il s'agit d'hier.

BEL.MONT

Ah! l'autre... comptait pas! je m'en suis aperçu.

.MAD.\.ME MAliXIER, agacement croissant.

Il s'agit d'hier!

BEL.MONT, placide.

Quatre heures !

MADAME MARNIER

A cinq heures y«s^e j'arrivais. Vous n'y étiez pas.

BELMONT

Si!

MADAME MARNIER

Pas de contes ! J'ai sonné trois fois.

BEL.MONT

J'ai bien entendu.

MADAME MAHNIEfî, ahurie.

Vous avez entendu?

IJELMONT

Parfaitement... surtout le dernier roup... très vigoureux, le dernier.

MADAME MARNIER

Qu'avez-vous donc pensé?... Vous meniez, vous n'y étiez pas. -■

RELMOXT

La |)reuve! Vous aviez votre collet gris, un petit canotier...

MADAME MARNIER, levant les épaules.

Vous m'avez vue sur la plage !

RELMONT

Non pas!... Vous avez battu la charge de vos petits pieds rageurs, étouffé un petit cri, comme ceci : « Oh ! c'est trop fort! » Puis le porte-cartes fut tiré comme si on allait griffonner un petit mot aimable à mon insulte mais réflexion faite, vous avez remis l'engin dans votre réticule et êtes repartie l'air pas content...

MADAME MARNIER, su/foquée.

Comment savez-vous... Gomment savez-vous ?

RELMONT, vengeance satisfaite.

Je vous regardais par le judas. (// tend le cou comme regardant par un judas fictif.)

MADAME xMARNIER, fureur.

Ah ! c'est trop fort! {Sur la joue qui se tend elle applique un soufflet nerveux. — Emotion générale, vite changée en hilarité contenue.)

Page 1