‹ L'aveu; comédie en trois actesChapitre 50 sur 75 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les mêmes, puis (iASTON, DECERNE, MADAME DE CERNE, MADAME DAVOST. Par la droite entrent Gaston et de Cerne, riant très fort.

GASTON, ravi.

N'est-ce pas?... d'un effet sûr!

DE CERNE

Oli ! parfait ! exquis !

ÛAUTRESME

Quoi donc ?

DE CERNE

Oh ! une idée de Gaston, tout à fait réjouissante. [Rires. Entrent par la gauche madame de Cerne, madame Davost.)

MESDAMES DE CERNE et DAVOST, vivement.

Quoi ? Qu'y a-t-il? Qu'avez-vous à rire ?

Belmont aussi fait des excuses?

DE CERNE

Bien mieux ! Une invention de Gaston ! Le duel, au lieu de l'empêcher, le truquer. Un duel au pistolet; on chargerait les armes à blanc. Belmont, d'un geste noble, tirerait en l'air... Du coup, Marnier tombe... dans ses bras.

GASTON

Tir de famille !

CHŒUR, sauf monsieur et madame Dautresmc. Oh ! parfait !... très drôle ! [Rires.)

DAUTRESME, interruption, de sérieux presque maussade. Vous plaisantez, je suppose.

CHŒUR, surpris.

Hein ? Quoi ?

DAUTRESME

Vous n'allez pas risquer un pareil enfantillage.

GASTON, décontenancé.

Mais ce serait pour rendre service...

MADAME DAVOST, interruption de moquerie mauvaise. Sans doute!... Mais qu'est-ce qui lui prend? [La suite : dispute entre Dautresme et madame Davost, les autres contenant mal des sourires amusés,

DAUTRESME

Il me prend ! Il me prend ! Ce pauvre Marnier, quand aurez-vous fini d'en faire votre tête de turc ?

MADAME DAVOST, rire railleur. Ah ! ah ! tête de turc ! Le croissant ! c'est un mot !

DAUTRESME, sec.

C'est vous qui le faites.

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