SCÈNE III
ENEV1ÉVE, LOUISE.
LOUISE
If vous a donc avoué...
GENEVIÈVE
Lorsque le délire le quittait, lorsqu'il me voyait agenouillée près de lui, bien des fois notre malade m'a Hit: Prie» tout haut, ma petite Geneviève, je répéterai avec vous... nous prierons ensemble, moi, je lui obéissais, et il redisait mes paroles; seulement, quand 1 en venais au nom du malade pour qui j Implorais le ciel, lui en substituait un autre qu'il murmurait si bas, si bas qu’il n'arrivait pas jusqu'à mon oreille, mais je l'entendais au fond de mon cœur.
LOUISE, i'rmbriMul.
Geneviève, vous ôtes ma meilleure amie, ma sœur.. .
GENEVIEVE
Vous l’aimez donc?
40UISK.
Avant que le malheur vint le frapper, j’avais deviné que monsieur Allier! m’aimait...
GENEVIEVE
Et depuis, Louise?
LOUISE
Depuis... C’est ce malheur même qui m'a appris que je l’aimais aussi.
GENEVIÈVE, cliaBcelac 1, «I mettant b mal* Mt aon cim.
Ah!
LOUISE
Qu'avez-vous donc? - m
- GENEVIÈVE
Je suis heureuse... bien heureuse de vous entendre parler ainsi... Car vous êtes, vous et lui, ce que j'aime le mieux. .. Non, tout ce que j’aime dans le monde. Et la pensée de votre bonheur est une consolation pour moi, au moment de vous dire un éternel adieu.
LOUISE
Un étemel adieu...
GENEVIÈVE
Vous savez que je suis orpheline; je n'ai pas trouvé dans ce parent qui m'a recueillie l'affection que j'ai perdue, et j'ai pris le parti d’entrer dans nn couvent 1
Un couvent?
GENEVIÈVE
Je serai sœur de la charité; et pnisque je ne puis fairo le bonheur de... personne, je tâcherai du moins d'allégw les souffrances de quelques-uns.
» LOUISE
Ah! cette décision n'est pas irrévocable?
GENEVIÈVE
Irrévocable! Louise.