ALS EUT
Oui, mais aujourd'hui
DARCY
Aujourd’hui?
Al EM T , • part.
Je ne sais que lui dire, il faut pourtant que je m’acquitte. Comment lunaire accepter, pour ses soins, ces quelques louis que je viens de recevoir ?
user.
Vous paraissez tout préoccupé, (a *an.) Il a peut-être besoin d’drcent... pauvre jeune homme! ce serait bien l’occasion de lui faire accepter...
AlRERT.
Ce n'est {vas de la préoccupation, docteur, c'est de l’embarras que j'éprouve.
DARCY
Vraiment?... Eb bien, moi aussi...
At.IlLRT.
C’est une petite question d’argent qui m'embarrasse.
• DAÈCT.
D'argent I c’est comme moi je crois que nous allons
nous entendre.
ALBERT
J’ai porté ce matin une esquisse & monsieur Verdelet, marchand de tableaux.
< DARCY, » fart.
Chez mon homm|jbon. (dmx.) Je ne connais pas.
albcrt.
Il m'en a donne trois louis...
DARCY
Trois louis!... (a *«£) L'imbécile! je le verrai.
ALBERT
C’esl bien peu, mais... (u n***)* d»icj ei beau.) Je voudrais
Eh bien, j'ai Tait justement ma recette ce malin aussi : une vieille folle, qui prétend que je lui ni sauvé la vie, m’a forcé d'accepter un billet de mille francs... Je suis riche , moi , je n ai
pas besoin de cet argent-là, et (u ic g «.jo Aitwrt «t **««.. .j Je
voudrais...
ALBERT, loi Ira-irol l»« Irai» lc*l».
Docteur, permettez-moi de vous offrir...
DARCT, partant ro même tpmp» et Jui offrant U billet de malle franc*.
Mol. ami, permet lez-moi de vous prêter...
ALBERT
Comment, docteur, vous me proposez de l’argent, à mol, de l'argent?
DARCT.
Vous m'en proposez bien, vous.
ALBERT
C’est différent, moi, c'est un devoir que je remplis, et vous ne pouvez pas m’empêcher de m'acquitter.
DARCY
Eh bien, moi. c'est un plaisir que je me donne, et c'est d’un mauvais cœur de m'eu priver.
ALBERT
Je vous dois cet argent cl je veux...
DARCY
Et moi, je n'en veux pas, j’eu ai trop; tenez, ne nous querellons pas, j'ai une idée qui va arranger tout cela. N ils nous aimons, nous nous estimons l’un et l'autre, n ‘est-ce pas?
Oui, docteur.
1 DARCY
I Eh bien, faisons-nous chacun une concessiop... j'accepte votre argent.
ALBERT, joy<ra*.
A la bonne heure !
DARCT.
A condition que vous accepterez le mien.
ALBERT
Jamais !
DUtCY, colère.
Jamais! vous êtes un orgueillcus, monsieur ; j’ai tort de vous aimer, et elle aussi.
ALBERT
EUc!... et de qui parlez- vous, docteur?
DARCT, dèm ju.
Cela ne vous regarde pas...
ALBERT
Mon ami, parlez, je vous en conjure, vous qui êtes si ben!
DARCT.
Oui. flattez-inoi, je suis bon! je suis beau, même, n'est-ce
P as? Eh bien, oui, on vous aime, on ne me l'a pas dit; mais je ai devine, cette enfant-là vous adore.
Oh! ne me dites pas cela, docteur... après cette joie immense, une déception me rendrait fou, me tuerait.
DARCT.
Qu’est-cc qu'il dit! mais il pâlit, il chancelle... .mon ami... Albert, voyons, soyez calme, soyez homme!
ALBERT
Oui, oui, vous avez raison... je... le sang vient de se précipiter avec tant de force vers ma lêie, que... c'est singulier... ',«• pamnt u m»in 1 er le» ;«».) Un instant, j'ai cessé de vous voir.
DARCT.,
Ali!... (p'« »ir iwieirt.} Est-ce que vous éprouvez souvent celle sorte d’éblouissement, de vertige?
ALBERT
Jamais... c'est la première fois! ça va tout à fait bien... Silence, docteur, la voilà J-.
DARCY
Oui, c’est clic avec son amie.