DA UC Y, ALBERT
ALBERT
Docteur, nous sommes bien seuls, n’est-co pas?
DAHCT.
Oui.
ALBERT
Pour moi, vous avez tout à l heurt* fait briller un rayon d’espoir... mais cet espoir serait iuseiisé... voire amitié pas plus que la science ne pourra me rendre la lumière.
DARCT.
Mon cher Albert, je me reprocherais Uni le ma vie de vous avoir trompé... Je vous l'ai oit et je vous le répète, je. ne réponds de rien, mais je tenterai. •
AUKBT.
Vous avez ajouté «pic la réussite ne pourrait être que l'œuvre du temps.
DARCT.
Certes, je ne veux rien compromettre par trop de précipitation. Il faut donc allcudre.
ALBERT, drlaUM.
Attendre.*., mais nous ne pouvons plus attendre... nous somme» ruinés.
DARCT.
Ruiné»!
AIBFJIT.
p.ir ce fatal incendie que j'ai mnl-méme allumé. I/iuise, à mon insu, a été for cée de contracter des dettes, qu'elle ne peut pas paver. Cette maison est tout ce que nous possédons aujourd’hui, et cette maison va être saisie.
DARCT.
Saisie!... non pus.
ALBERT
Je sais d'avance ce que vous allez me dire, ce uue vous voudrez faire, et moi qui pour n és deux ailles, n’hésitemis pas A tendre celte main qui ne peut plus travailler, j'accepterais voire cordial appui; mais vous comprenez qu’avant d’avoir recours même à vous, mon ami, je dois épuiser toutes mes ressources personnelles.
DARCT.
Oui!... oui... je comprends cela. -
ALBERT
Eh bien, il m'en reste une... oui, par mol, ma femme, ma fille, peuvent encore être riches... j'ai un père qui ne peut pas les abandonner.
DARCT.
Un père!
ALBERT
A qui la loi humaine n’impose aucun devoir, mais à qui la loi divine commande de donner du pa»n h l'enfant qui lui doit la vie. Cet Immine, d ’ailleurs, a le cœur noble, généreux. Il a été bon pour moi, il m’avait ouvert sa tnafsttt, coudé s.i fortune, qu’il m'offrait de partager avec lui ; la fatalité a fait de moi pour cet homme un fourbe, un voleur.
DARCT.
Un voleur, vous!
ALBERT
Oh ! voos ne le croyez pas !
DARCT, loi temul le» dnux nulai.
Non, certes.
ALBERT
U a pu le croire, lui. Pour aller trouver mon père, sans que Louise puisse soupçonner le but de mon voyage, U me fjut un guide, et j'ai compté sur vous, docteur. Vou» me conduirez à Lyon, n’est-ce pasl
DARCT.
Je le veux bien, je lui parlerai, moi, à votre père.
Nous partirons Mentél?
DARCT.
Demain, si vous voulez Je vais courir chez moi commander une voilure, d«*s chevaux, puis Je reviens vous trouver Dans l'état d’esallRtinn où vous êtes, je ne yeux pas vous quitter. (n**rn:ioi >.u vi t*».) Il est bien entendu que vous me laisserez parler à votre père, j’y tiens. A propos, comment se noinine-l-ll?
ALBERT
Duperrier, de Lyon.
DAnct.
Duperrier. (Uini«r4« rtdr*»** u n i*ur* q»M ueti i n main.) C’est bien
cela.